Traversée de Spa: 145 places de parking en moins après la réalisation des travaux

Alternative-Plus a pu consulter le dossier de la future traversée de Spa. Il déplore notamment le manque de végétation et la perte de 145 places de parking.

Julie Wolff
 Des places de stationnement en épi devraient être créées devant les commerces de l’avenue Reine Astrid.
Des places de stationnement en épi devraient être créées devant les commerces de l’avenue Reine Astrid. ©ÉdA LABEYE Philippe

L’enquête publique, pour le réaménagement de la traversée de Spa (un dossier du SPW, en collaboration avec la Ville de Spa) est officiellement lancée depuis ce mardi 24 janvier. Ce mercredi, le groupe d’opposition Alternative-Plus a fait part de son analyse du dossier. Pour lui, il y a plusieurs éléments à revoir.

"Nous sommes favorables à une amélioration de la sécurité, de la mobilité et de la convivialité, lance le conseiller Frank Gazzard. Nous avons cependant des difficultés par rapport au projet présenté. Notre vision de l’aménagement de cet espace est plutôt de créer un lien vert entre les espaces depuis le musée de la Ville d’Eaux jusqu’aux jardins du casino, en passant au travers du parc de la Villa Royale, l’espace du CPAS, le Parc de Sept Heures pour arriver sur la place Royal et finir dans les jardins. Cela permettra d’avoir une mobilité alternative douce et agréable, sur une voie parallèle à la nationale."

Le groupe regrette entre autres la perte de nombreuses places de parking. "On a noté que 145 places étaient perdues pour les citoyens mais aussi pour les commerçants, qui en ont besoin pour faire fonctionner leurs commerces", ajoute Frank Gazzard. Cela concerne notamment la desserte de l’avenue Reine Astrid, la rue Royale ou encore la rue de la Poste. "Il y aura bien le nouveau parking au niveau des anciens thermes mais il sera payant. Il y a aussi les parkings de délestage rue de la Gare et boulevard des Anglais mais pour faire des courses, ce n’est pas l’idéal, surtout quand on sait que 25% des Spadois ont plus de 60 ans." Alternative-Plus déplore aussi le manque d’informations autour du projet "complètement dessiné" et l’absence de présentation et de communication via le bulletin communal ou les réseaux sociaux. "La Ville aurait pu exposer les plans dans le hall de l’hôtel de Ville par exemple."

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Pour le groupe Alternative-Plus, il y a plusieurs éléments à revoir dans ce projet. ©Julie Wolff

Des montants conséquents et une place en pente

Les membres estiment que certains aménagements, au vu des difficultés financières de la Ville, devraient être revus à la baisse. "Il n’y a pas vraiment de raison de refaire la totalité des jardins du Casino, hormis le morceau qui longe les anciens thermes." En 2023, 3 115 000 € seront inscrits au budget pour la première phase comprenant les voiries principales (rue Royale, avenue Reine Astrid, place Foch) et les jardins. La deuxième phase, axée principalement sur la place Royale (1 396 000 €) ainsi que la rue Servais (côté centre culturel) la rue Schaltin, la rue Xhrouet et Biez du Moulin, est estimée à 2 352 000 € et devrait être budgetée en 2025-2026. "Des travaux qui coûteront probablement plus cher", note Arnaud Fagard.

Car un élément n’a, d’après eux, pas été pris en compte au niveau de la place Royale. "Elle est en pente. Et on a aucune coupe de cette place dans le dossier." Installer le plan d’eau, de faible épaisseur, aux abords du Pavillon de la Bobeline et du Radisson pourrait être plus compliqué que prévu vu le dénivelé. "De plus, le plan d’eau devra être vidé toutes les semaines pour le marché puis rerempli. C’est un geste peu utile. Un jet d’eau, comme rue Delhasse ou sur la place près de la banque BNP serait suffisant, juge Frank Gazzard. Il y a également peu d’arbres. La place comme imaginée là est peu agréable et conviviale. Il y a peu de mobilier urbain. On note aussi une imperméabilisation complète de la pierre, ce qui pose des problèmes en termes d’écoulements et de salissures."

Alternative-Plus trouverait plus judicieux de déplacer la piste cyclable côté place du Monument pour récupérer un maximum d’espaces place Royale et planter des arbres.

Une borne problématique

Présent lors de la présentation, l’investisseur spadois Alain Krickel s’est étonné qu’une borne rétractable soit toujours prévue devant le Palmarès (l’un de ses établissements) et la Taverne. "Ce sera ingérable techniquement. Il y a un hôtel de 120 chambres, un autre de 60 et un 3e de 12 chambres. Comment les clients vont-ils rentrer ? Et comment vont-ils ressortir ? Et les fournisseurs ?" Ce dossier n’a visiblement pas fini de faire parler de lui.

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