Soirée caritative aux Belgofolies de Spa : « Des artistes généreux et incroyables »

Organiser une soirée caritative avec 30 artistes de renom en une semaine? Charles Gardier nous explique.

C.B.
Soirée caritative aux Belgofolies de Spa : « Des artistes généreux et incroyables »
Le directeur des Belgofolies, Charles Gardier, remercie vivement chaque artiste, ici Adamo. ©Romain RIXHON

Charles Gardier, vous êtes directeur des Belgofolies. Après la pandémie, des inondations à quelques jours du festival, il a fallu se retourner rapidement…

On a d’abord hésité à faire le festival. Le montage ne pouvait pas se faire de façon correcte, les équipes étaient sur le terrain pour aider les sinistrés car des proches, des bénévoles et plein de gens étaient victimes des inondations. Donc on a annulé les deux premiers jours et on a décidé d’organiser cette levée de fonds. On ne savait pas du tout où on allait. Honnêtement, il faut normalement plusieurs mois pour organiser une soirée comme celle de lundi. Donc ça a été un tour de force de le faire en quelques jours. Ça n’a pu être possible que par la mobilisation de toutes nos équipes, des artistes et de leurs agents, et puis des médias, particulièrement la RTBF.

Comment avez-vous contacté les artistes?

On a lancé une bouteille à la mer. Énormément d'artistes nous ont contactés, ils voulaient être là. Cali, c'est lui qui m'a appelé et il m'a dit «Je viens!», alors qu'il est en tournée. Ce mardi, à 5 h 50 du matin, il est reparti de chez moi, parce qu'il est en tournée en Suisse. Cette mobilisation me bouleverse! Ils n'ont rien demandé, ils étaient heureux d'être là. Alors que ce n'était pas une émission de TV à la base, juste une soirée devant 7-800 personnes, dans des conditions qui ne sont pas les leurs.

Et finalement, la RTBF a annoncé samedi qu’elle diffuserait le concert.

Et ça n’a rien changé. C’est grâce à leur attitude, à ces gens qui ont fait des kilomètres pour venir jouer gratos, sans nécessairement être mis à leur avantage, qu’une soirée comme ça est possible.

Quel bilan faites-vous des Belgofolies?

Il y a eu des magnifiques concerts et révélations, avec des artistes qui sortaient de scène avec une telle émotion… Certains n’y étaient plus montés depuis des mois; ou plus d’un an, comme Loïc Nottet qui, comme Typh Barrow, remplit Forest National. Ici, sur les 750 chaises qui pouvaient être utilisées, près de la moitié du public n’est pas venu. Certains n’avaient pas le cœur à ça, d’autres étaient peut-être eux-mêmes sinistrés. Je les comprends. C’était une ambiance particulière, mais tous les artistes ont été fabuleux! On a des talents incroyables chez nous et ils méritent d’être exposés.