Un festival en ville? «Pas simple»

Moins d’incidents que lors des précédentes éditions mais pas moins d’ambiance, l’organisation se félicite de ses Francos 2019.

Maxime FETTWEIS
Un festival en ville? «Pas simple»
«Cette année, nous avons agrandi le piétonnier gourmand», ajoute Charles Gardier. ©Romain RIXHON

Ce sont 150 000 festivaliers qui ont foulé le Parc de 7 Heures selon les organisateurs des Francofolies dimanche midi. Un bilan qui dépasse celui de l'édition 2018 qui avait attiré 140 000 amateurs de musique. «C'est sûr que c'est une bonne affluence mais au fond, on s'en fout. L'important c'est que le festival soit une belle réussite et c'est le cas», estime Charles Gardier, co-organisateur de l'événement. Il évoque une «remarquable collaboration» avec les services de secours. À un jour de la fin du festival, on dénombrait seulement cinq évacuations de festivaliers vers l'hôpital en trois jours. «L'an dernier, on avait diminué de moitié le nombre de prises en charge. On devrait être encore sur des bases inférieures cette année. » Pour cette 25e édition, l'organisation a prêté une attention particulière aux faits de mœurs. Malgré de nombreux bénévoles attentifs auprès des festivaliers, l'organisation n'a constaté aucun fait de ce genre. Il rappelle que les Francofolies de Spa restent un festival particulier, situé au cœur d'une ville. «Ce serait autrement plus simple de louer une prairie, concède-t-il. Mais nous préférons toujours faire vivre la ville pendant cette semaine. »

Côté programmation, l'organisation a dû combler le vide laissé par Therapie Taxi. Le trio français était l'une des têtes d'affiche de ce cru 2019. «Le remplacement a été un peu fou mais Hubert Lenoir l'a fait», salue Charles Gardier.