«Michel Sardou s’en vient…»

Alexandre Désilets, le chanteur québécois qui ouvrait les festivités de ces Francofolies 2017 sur la scène Pierre Rapsat, avait la lourde tâche d’être la vedette américaine, disons plutôt canadienne, de Michel Sardou.

J.R.

Pas couru d’avance pour l’artiste autrement plus connu au pays du sirop d’érable qu’à celui de Liège. N’empêche, l’homme de Montréal, en connaisseur des Francos, a su bien mener sa barque. D’abord parce que l’assistance à son concert est un bon cru en comparaison à d’autres en pareilles circonstances. Ensuite parce que Alexandre Désilets et ses potes musiciens ont manifestement fidélisé leur audience au rythme de leur prestation soulevant in fine une adhésion à l’applaudimètre qui ne relevait pas, on pense ne pas se tromper, «de circonstance». Au-delà de sa voix, de ses mélodies, on retiendra sa sympathie, son humour, son clin d’œil pour faire patienter en attendant la star du soir dont il n’a pas snobé l’honneur de lui (ré)chauffer les planches. «Michel Sardou s’en vient…» Pas à dire, comme on dit en bord de St-Laurent, Alexandre Désilets, ça a d’l’allure! Osons même dire, l’homme a prouvé être de bonne heure sur le piton. Et pas uniquement parce qu’il avait déjà presté avec séduction le matin même sur la scène de la salle des Fêtes du Casino pour le lancement des «Québecofolies»…