Qui va lentement…

Mercredi, 13 h. Au Jardin des Francos, DJ Didjé, encore en pyjama, essaye de tirer les premiers festivaliers de leur torpeur. À grand renfort de Chantal Goya remixée et d’une chorégraphie régressive, la tâche s’annonce plus ardue que prévu. Sont-ce les deux derniers mois de pluie quasi ininterrompue qui ont plongé les festivaliers dans une certaine torpeur? Sans doute. Dans les rues spadoises, le constat est le même. Le traditionnel cochon de lait de l’échoppe située près de l’office du Tourisme ne rôtit pas encore. La plupart des barbecues sont éteints. Même la saucisse que l’on finit par commander n’est pas entièrement cuite. Les gestes des cuistots sont encore maladroits : «La sauce, je la mets d’abord dans le pain?», demande la commerçante à son collègue. Dans le Village Francofou, la folk festive de Camping Sauvach’a du mal à faire bouger l’assemblée éparse devant la scène.

Qui va lentement…
Marc Uytterhaeghe ©EdA - Jacques Duchateau

On se pince. Est-ce que les Francos ont bien commencé? Les prestations d'Anaïs puis – surtout – de Skip the Use un peu plus tard nous rassurent. Et nous rappellent une maxime de grand-mère: «Qui va lentement va longtemps». Au moins jusqu'à dimanche!