Déluge de décibels sous un soleil de plomb au Tribute Festival

Soleil de plomb sur heavy metal : voilà bien une recette de choc pour un festival qui se nourrit d'éclectisme.

Yves HURARD

Y'a pas que la surchauffe des décibels pour allumer le feu dans le parc de Sept heures, où l'on cherche un peu de fraîcheur du côté des jets d'eau ou sous les frondaisons. C'est donnant donnant que soleil de plomb et heavy métal embrasent le public. En journée, c'est l'affaire des familles et malgré le soleil torride, certains se défoncent sans attendre, contaminés qu'ils sont par les rythmes les plus envoûtants. Et pour cette fois, on ne voit pas que des « has been » à l'allure de soixante-huitards désabusés ou décontenancés se transporter d'une scène à l'autre. Jeunes et moins jeunes fraternisent dans la fête.

Une fête qui prend d'autres couleurs et d'autres rythmes, et qui s'ébroue dans l'éclectisme pour faire davantage encore le plein de spectateurs dès l'arrivée du crépuscule.

Après une première séquence tout en hardiesse qui allume le vendredi soir, on remet le couvert samedi. Et pour cette fois encore, dès l'ouverture du parc, il ne pleut que du métal lourd, et des étincelles de hard en fusion qui font des ravages parmi le public. A l'heure où l'on pressent l'orage, recette au poivre et piment rouge de « Coffee Shop » ou pluie acide et TNT de « High Voltage » s'abattent comme une tornade de feu sur un public à bout de souffle. Entre les deux, si certains tirent encore la langue à cause de la chaleur, le leader hongrois de « Kiss Forever Band » exhibe avec ostentation son appendice sanguinolent pour se pourlécher les babines. Ici, l'image vaut bien le son pour un direct qui casse véritablement la baraque.