L’histoire familiale d’un apéritif à la groseille

Gilles Léonard, un Olnois, se lance dans la commercialisation d’une liqueur bio à base de groseilles rouges.

Lise CASSOTH
L’histoire familiale d’un apéritif à la groseille
Petit, Gille Léonard fabriquait déjà, avec son papa et ses frères, un alcool avec les groseilles du jardin. ©ÉdA Philippe Labeye

Quelques centilitres dans un verre, une odeur de fruits et un goût de groseilles, Gilles Léonard a imaginé une nouvelle liqueur, le Royal B. Un apéritif frais, à boire en terrasse avec des amis. L'histoire de sa conception est familiale puisque petit, il fabriquait déjà un alcool maison avec son papa. «Mes parents ont toujours eu des groseilliers dans leur jardin, se souvient Gilles. Quand on était enfant, on les récoltait avec mes frères et mon papa nous faisait faire des bouteilles d'alcool, un peu façon grand-mère.» La famille a grandi à Wegnez mais c'est désormais à Olne que ce jeune papa s'est établi. Il y a un an, il a eu une petite fille et ça a été un déclic. «J'ai eu envie de perpétuer la tradition avec mes enfants. J'ai donc planté quelques groseilliers sur mon terrain. Et puis après quelques essais, j'ai eu l'idée d'en faire quelque chose de plus commercialisable.» Gilles Léonard se tourne alors vers la distillerie Rademarcher pour voir ce qu'il est possible de faire comme alcool avec des groseilles. Un Gin? Un sirop? Ils tombent finalement d'accord pour essayer de produire une liqueur. «C'était un pari car personne n'en faisait. Il y a des alcools à base de fruits rouges, d'airelles ou de cerises mais à base de groseilles, non! C'est très difficile de faire un alcool avec des groseilles car ça bouge très vite et c'est fort sucré.» Au bout d'un an et d'une dizaine d'essais, ils arrivent trouvent finalement la bonne combinaison et produisent un résultat concluant. «L'objectif plus tard, c'est de transmettre cette activité à ma fille. C'est encore un bébé donc on a un peu de temps avant de l'intéresser à ça, mais ça pourrait être un bel héritage.» D'où le nom de l'entreprise, «Les bulles d'Elisa.»