L’Église : Olne a refusé l’offre la moins chère…

La collectivité olnoise devra-t-elle financer l’avocat adverse comme quelque peu sous-entendu? «Non, l’évêché a dit qu’il prenait les frais de justice à sa charge» avance la présidente de la Fabrique d’église (F.E.), Marie-Paule Darimont. «La démarche vise à connaître la propriété du lieu car ça dure depuis 2008. Si la F.E. a décidé d’y aller à la place de l’Évêché, c’est parce qu’il était plus strict, réclamant la restitution du presbytère dans sa totalité! Ce qui n’est pas notre cas. La FE a toujours dit qu’elle ferait tout pour que la garderie reste là, l’expulser n’est pas notre souhait…On était d’accord pour la comparution volontaire, mais la Commune n’a rien fait, fallait avancer. D’autant que pour l’Évêché, s’il n’y a pas de curé à Olne c’est parce qu’il n’y a pas de logement décent. Et comme la loi dit que s’il y a presbytère le prêtre doit y habiter…» Puis la présidente de la FE de confesser: «On est tous des Olnois et on veut le mieux pour les Olnois et la paroisse d’Olne. Ça n’a rien de politique! La mission première d’un presbytère c’est le logement d’un prêtre et le local de la FE. Ici, il y a la garderie, mais également l’atelier poterie dans la cave. Olne avait tout à gagner d’accepter la proposition première qu’on avait faite: vous faites les travaux pour rendre décent l’appartement aux 1er et 2e étage pour la FE et on dit que vous êtes propriétaire. Ils n’ont pas sauter sur l’occasion alors que de toute façon ils vont devoir banquer pour les travaux! N’était-ce pas la meilleure offre pour la Commune? Vous devrez faire des travaux de toute façon, faites-les, vous deviendrez propriétaire! Ils essaient de le faire oublier, ça ne les arrange pas qu’on leur rappelle. Parler de coup politique est inacceptable car c’est faire passer les autres membres de la FE pour des béni-oui-oui!» Et de conclure: «Je n’ai rien à cacher… Et ça ne m’arrange pas en tant que conseillère communale qu’l’on ait donné 2 préavis aux puéricultrices alors que j’ai toujours défendu le personnel!»

En attendant, c'est la plainte à l'Évêché du dernier prêtre desservant la paroisse, ses problèmes de cohabitation avec la bruyante occupation des lieux, qui a déclenché cette guéguerre du presbytère. Et comme le conseil communal n'a pu accepter le coût du duplex (191 000€) pour rendre «privatif et décent» ce logement, il a proposé de «d'en louer un 900€/mois à St-Hadelin pour permettre l'arrivée d'un prêtre, les réunions de la FE et l'installation de ses archives. Ça n'a pas convenu…» À qui? Pas au prêtre aucun n'étant à la rue… ni même annoncé. Officiellement du moins!