Savelkoul : « Rien n'est encore joué »

Olne a perdu la tête du championnat aux dépens de l'Élan Dalhem mais Willy Savelkoul reste confiant pour la fin de la saison.

Fatos ZEJNULLAHU

Willy Savelkoul, comment vous expliquez la défaite de dimanche face à une équipe de Harzé qui joue pourtant le maintien ?Il est facile de trouver des excuses mais il y a plusieurs facteurs qui ont joué. D'abord, on a pris un but dès la cinquième minute et, face à une équipe qui joue à dix derrière, c'est difficile de revenir au score. Il y a aussi des décisions arbitrales discutables et un terrain en très mauvais état. Cela dit, malgré tout cela, on s'est créé un nombre incalculable d'occasions qu'on n'a pas réussi à mettre au fond. Donc, les premiers fautifs, c'est nous.Cette défaite met-elle fin aux espoirs de titre du côté d'Olne ?Non, rien n'est encore joué pour le titre. Depuis deux ou trois semaines, la première place vacille entre nous et l'Élan Dalhem et je m'attends à d'autres surprises d'ici la fin du championnat. Et je n'exclus pas Cornesse de la lutte car les gars de Gillissen reviennent bien dans le coup. Je suis pratiquement certain qu'aucune équipe ne réussira à faire le plein lors des quatre dernières journées. On a mené la course en tête pendant plus de 22 journées avant de connaître un petit creux mais on a toujours réussi à relever la tête après une défaite.Oui, mais le calendrier ne vous est pas forcément favorable...C'est vrai qu'on doit encore affronter Houtain, Rechain, Soumagne et Cornesse. Ce sont des équipes difficiles à manipuler mais depuis le début de saison, on s'est aperçu que les matchs faciles n'étaient pas ceux que l'on croyait. Dalhem a un calendrier plus facile sur le papier mais on verra bien comment ils vont l'aborder. Déjà ce jeudi, j'espère que nos voisins soumagnards nous donneront un coup de main.Vous avez récemment annoncé votre départ d'Olne en fin de saison. Quelles en sont les raisons et pourquoi l'avoir annoncé maintenant ?Je savais depuis longtemps que j'allais arrêter et je l'avais annoncé au comité dès le mois de février. Je ressens une certaine lassitude à entraîner, un stress permanent et l'hiver a été fort pénible. Par honnêteté, je voulais l'annoncer aux joueurs en étant persuadé que cela n'aurait pas d'influence négative sur la fin du championnat. Je crois que si les joueurs ont envie de devenir champion, c'est avant tout pour eux et le fait qu'ils sachent que je pars ne changera rien à la situation. Même si, en cas d'échec, certains pourraient toujours utiliser cet argument.

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