Pourquoi déneiger Herve fut si compliqué

Trop de neige trop vite, une casse de chaîne, l’impossibilité d’entrer dans le centre-ville… Mais un travail immense réalisé pour déneiger Herve.

Pierre LEJEUNE
 La Ville de Herve doit déneiger 291 km de voiries lors des offensives hivernales.
La Ville de Herve doit déneiger 291 km de voiries lors des offensives hivernales. ©Archive © ÉdA LABEYE Philippe

Près de 25 centimètres de neige en quelques heures. Du gel, et encore une fine couche de neige. Des automobilistes piégés par manque de prévoyance et par défaut d’un équipement adéquat pour faire face aux conditions hivernales. Il n’en fallait pas plus pour semer le chaos sur nos routes vendredi dernier. Et si les services d’épandage ont été mis à contribution dès les premiers flocons, ils n’ont pu réaliser des miracles.

Ainsi, en conseil communal, Boris Chandelle (EPH) a questionné sur le dispositif mis en place pour cet hiver 2022-2023, et sur ce qui est prévu pour les prochains épisodes neigeux, mentionnant que certaines voiries n’ont été dégagées que dimanche et que certains trottoirs ont dû patienter jusqu’à lundi, soit 48 h après les chutes de neige.

L’échevin Bernard Allelyn a indiqué que le dispositif était semblable aux autres hivers, mais que la quantité de neige tombée en un temps si court était "presque exceptionnelle".

Des camions non-stop sur la route

"Les ouvriers étaient sur le pont dès lundi dernier. On a un plan hiver du 4 novembre au 31 mars, avec une garde assurée en alternance par le brigadier et par le chef des travaux. Nous avons aussi deux équipes de chauffeurs qui alternent les gardes, et deux équipes de trois hommes pour les tournées à pied. Chaque camion a sa tournée bien définie, en commençant par les axes principaux. Il faut trois heures pour effectuer un tour complet de la commune et, vendredi, un camion a parcouru jusqu’à 330 km !"

Quelques soucis rencontrés dans le centre-ville de Herve

Hélas pour la Ville de Herve, un camion 4X4 est actuellement en panne. Un camion deux roues motrices a donc été mobilisé vendredi, mais ce dernier fut piégé à Bolland, et "on a perdu 1 h 30". "De plus, nous avons connu une casse de chaîne, et c’était irréparable malgré l’intervention du mécanicien donc nous avions un camion en moins dimanche. Cependant, quatre camions étaient sur les routes dès vendredi, avec les tractopelles, les lames et l’Unimog. Les équipes à pied se sont aussi relayées pour dégager les trottoirs de 5h à 16 h 30. Le souci, c’est aussi que les camions n’ont pas pu déneiger certains lotissements en raison des voitures stationnées. Ils ont dû faire demi-tour, mais ils sont passés lundi." Et le même souci fut relevé dans le centre-ville, avec la complexité de manœuvrer un engin de plusieurs tonnes et une lame de 3 m dans les rues historiques remplies de véhicules (en raison du week-end). "On a consommé 81 tonnes de sel depuis vendredi (un hiver normal, ce sont 400 tonnes de sel) et nous avons pu aider une commune voisine qui était en pénurie. C’est certainement perfectible, mais la seule chose à faire c’est de féliciter les équipes pour le travail réalisé pendant 72 h. Bravo aux équipes", a conclu Bernard Allelyn.

Le conseiller Boris Chandelle a remercié l’échevin pour ces précisions détaillées et ces éclaircissements.

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