Arrêt de travail symbolique à l’ex-EIB

Arrêt de travail sur le coup de 13 heures ce mardi pour les travailleursde l’ex-EIB. Ils protestent contre le plan social proposé par la direction.

Arrêt de travail symbolique à l’ex-EIB
L'ex EIB ©ÉdA Philippe Labeye
Sarah rentmeister

Ils sont une petite quarantaine de travailleurs de Schneider Electric à être descendus ce mardi sur le site Comédis à Dison, là où l'entreprise Interlac avait à l'époque fermé. Une action symbolique et en front commun, FGTB et CSC, afin de manifester leur mécontentement concernant les propositions formulées par la direction. Sur place également, le bourgmestre de Dison, Yvan Ylieff, pour écouter et marquer son soutien aux travailleurs. Après l'annonce de la restructuration qui prévoyait la suppression de 52 des 87 emplois et la première phase Renault, c'était l'heure vendredi dernier de la négociation du plan social. Seulement, le comportement de la direction dans ce cadre provoque la grogne des syndicalistes. «La direction a toujours assuré qu'une convention conclue en 2006, à l'occasion de la dernière restructuration en date, serait d'application. Aujourd'hui, elle nie cette position , explique Stéphane Breda, secrétaire de la Régionale FGTB Métal Verviers. La direction a fait une proposition minimaliste. C'est un manque de respect vis-à-vis des travailleurs, ils reviennent sur leur parole, ce sont des voyous», ajoute-t-il. Schneider Electric proposerait un plan moins favorable que les conditions obtenues par les travailleurs licenciés en 2006, alors qu'à l'époque l'entreprise rencontrait des problèmes financiers. «L'entreprise génère des bénéfices conséquents. La restructuration est réalisée dans un but d'optimisation des résultats et non pour répondre à une situation problématique.» S'agissant des 12 emplois annoncés comme sauvés il y a une dizaine de jours, les syndicats tiennent à tempérer: «Sur douze, c'est cinq emplois sauvés, et sept pour réorientation de carrière», insiste Frédéric Henroye, délégué FGTB. La prochaine réunion se tiendra lundi prochain et les représentants attendent de la direction des propositions décentes, sans quoi ils pourraient durcir leurs actions.