Mansuétude du tribunal pour un policier qui avait frappé un suspect à Verviers et pour ses équipiers

Le tribunal correctionnel de Verviers a rendu, mercredi, un jugement dans le cadre d’une affaire de violence policière.

 Trois policiers étaient traduits devant le tribunal, l’un pour des coups, les deux autres pour un faux PV.
Trois policiers étaient traduits devant le tribunal, l’un pour des coups, les deux autres pour un faux PV. ©ÉdA LABEYE Philippe

Un policier Verviétois avait roué de coups, le 23 juillet 2019, un suspect qui lui avait craché au visage. Le policier, qui risquait une peine de 14 mois de prison, a finalement bénéficié de la suspension du prononcé. Deux de ses collègues qui étaient poursuivis pour avoir rédigé un faux PV bénéficient de la même mesure de faveur.

Le jour des faits, plusieurs policiers étaient partis en intervention pour interpeller un suspect. L’homme avait résisté et avait craché partout dans le combi. "Mon client est particulièrement angoissé par ces crachats qui contenaient du sang, son père étant décédé d’une maladie contagieuse contractée par le sang", avait expliqué l’avocat de la défense (NDLR: du policier).

La situation avait encore dégénéré dans les locaux de la police Vesdre, lorsque le suspect avait craché au visage du policier. L’agent avait complètement perdu le contrôle de ses actes et avait roué de coups le suspect.

Alors que l’avocat du policier réclamait son acquittement, le tribunal a estimé les préventions établies mais lui a accordé la suspension du prononcé. Les deux autres policiers accusés d’avoir rédigé un faux PV relatant cette scène, bénéficient eux aussi de cette mesure.