Cour d’assises: la défense du Verviétois Fabrice Casse estime qu’il est important de comprendre sa personnalité

Ce lundi, début du procès du Verviétois Fabrice Casse, accusé des assassinats de Françoise Donckers et de sa fille Mya Huberty, en août 2020, rue du Waux-Hall, à Spa.

Belga
 Les faits s’étaient déroulés le 26 août 2020 à Spa, rue du Waux-
Les faits s’étaient déroulés le 26 août 2020 à Spa, rue du Waux-

La cour d’assises de Liège a entamé lundi matin le procès de Fabrice Casse, un Verviétois âgé de 28 ans accusé d’avoir commis les assassinats de Françoise Donckers et de la fille de celle-ci, Mya Huberty. Après la lecture de l’acte d’accusation, les avocats de l’accusé ont précisé aux jurés qu’il sera important de comprendre la personnalité de leur client avant de le sanctionner pour les faits qu’il reconnaît avoir commis.

Les faits s’étaient déroulés le 26 août 2020 à Spa. Françoise Donckers, âgée de 40 ans, avait été tuée de plusieurs coups de couteau. Sa fille âgée de 12 ans, Mya Huberty, avait également été tuée de plusieurs coups de couteau.

Lecture de l’acte d’accusation

Lors de la première matinée du procès, le substitut Christine Pevée a procédé à la lecture de son acte d’accusation, dans lequel elle détaille l’ensemble des faits reprochés à l’accusé. Il y est notamment relevé que les corps des deux victimes avaient été retrouvés le 29 août 2020 dans leur appartement de Spa.

Le corps de Françoise Donckers présentait un total de 43 lésions réalisées au couteau, dont 33 au niveau du cou et 7 au niveau de la poitrine. Le corps de sa fille présentait un total de 59 lésions, dont 34 dans le cou et 6 au niveau de la poitrine.

L’enquête s’était orientée vers Fabrice Casse, le dernier compagnon de Françoise Donckers. Fabrice Casse et Françoise Donckers s’étaient rencontrés en février 2020 mais ne vivaient pas ensemble. Leur relation était compliquée et émaillée de nombreuses disputes. Fabrice Casse manifestait une jalousie maladive à l’égard de Françoise Donckers, connaissait des accès de colère et se montrait violent en paroles.

Cour d’assises: la défense du Verviétois Fabrice Casse estime qu’il est important de comprendre sa personnalité
©EdA Philippe Labeye

Il était passé aux aveux

Après avoir affirmé qu’il n’avait pas tué les deux victimes, Fabrice Casse était passé aux aveux deux mois après les faits, exposant avoir tué les deux victimes à la suite d’une dispute et d’une séparation.

Après la lecture de l’acte d’accusation, les avocats de la défense, Me Nathan Mallants et MeAdrien Croisier, ont présenté aux jurés leur acte de défense. Leur client est en aveux sur les faits. Les avocats ont d’emblée précisé que le débat le plus important sera celui qui se déroulera sur la peine à infliger à Fabrice Casse.

"Le dossier est compliqué, les faits sont graves et émotionnellement difficiles à digérer. Fabrice Casse a menti, manipulé et minimisé, mais il y a aussi des aveux et du déni dans ses déclarations. Il faudra comprendre sa personnalité, ne pas excuser, mais savoir qui il est et comment il en est arrivé là. C’est un homme qui a aussi ses blessures, ses failles, ses faiblesses et ses craintes" , a indiqué Me Croisier.