L’enfer du Viroin, le paradis des traileurs

Les 400 traileurs présents dimanche à Viroinval se souviendront longtemps de la beauté des paysages mais aussi des difficultés des parcours.

Geoffroy BRUYR
L’enfer du Viroin, le paradis des traileurs
Nicola Bucci a pu apprécier la beauté des paysages tout au long de sa balade de 24 km. ©ÉdA – 501562117698

L'enfer est parfois fort proche du paradis: c'est ce que se sont dit les 400 traileurs présents dimanche à Viroinval tant les parcours, certes difficiles à plusieurs endroits, valaient le déplacement. «Nous voulions mettre notre belle région en lumière en organisant cette nouvelle version estivale de Notre Enfer du Viroin, cinq mois après la version hivernale, précise Youri Vandeloise de l'association Crayat'Titude. L'an dernier, nous avions juste pu baliser les parcours et proposer notre événement sans inscription ni classement mais ce dimanche nous sommes revenus à notre formule originelle.»

Cette fois, en plus des circuits de 16 km, 24 km et 42 km tracés depuis le terrain de football de l'OC Nismes, il y avait un 60 km. «Il y a de plus en plus d'amateurs de ce type de distance. D'ailleurs nous envisageons d'encore augmenter les kilomètres mais aussi les dénivelés lors des prochaines éditions!» Cette année ils étaient de 521 m, 738 m, 1 477 m et 2 064 m.

Le ravito à la Chimay a été particulièrement apprécié. «Nous l'avons volontairement mis à la fin, à l'ancienne Tannerie de Dourbes, histoire de reprendre un peu de force pour les derniers kilomètres!»

Nismes, Vierves, Treignes… Autant d'endroits magnifiques à découvrir! «J'estime que le plus bel endroit est le Fondry des Chiens, un gouffre naturel situé sur les hauteurs et à l'est du village de Nismes. Et le plus difficile est la montée vers le Vieux Château de Dourbes: un vrai mur d'escalade! On y a d'ailleurs apposé une corde pour permettre une ascension plus aisée. La colline calcaire de la Montagne-au-Buis n'est pas mal non plus dans son genre.»

Nicola Bucci retrouve le rythme

Nicola Bucci en a vu d'autres. Le Nalinnois s'est baladé tout au long des 24 km, faisant la course avec son ami Hicham Touati avant de le lâcher à quatre kilomètres de l'arrivée. «Je me remets tout doucement dans le rythme après cette année Covid, raconta-t-il. Durant les confinements je me suis entraîné un peu mais pas trop. J'ai fait d'autres choses, du vélo notamment. Mais aussi quelques petits voyages avec mon van. J'ai repris au Trail du Jambon puis je me suis aligné au Grand Trail des Lacs et Châteaux en mai ainsi qu'au Carillon Trail en juin.» Le 29 août, il devrait faire la Course du Grand Ballon à Willer-sur-Thur dans les Vosges. «J'ai appris par hasard qu'il serait qualificatif pour le championnat du monde en Thaïlande.»

Hicham a pu suivre Nicola durant 20 km. «Après j'étais cuit!, raconte le Marcinellois. Je me suis d'ailleurs fait reprendre par Renaud Camus. Ce n'était que mon deuxième trail. Le premier, je l'avais fait en 2018…»

Depuis quelques semaines il s'entraîne avec Nicola et Jérôme Groffier (2e du 60 km). «J'apprécie de plus en plus cette discipline, moi qui suis un routier à la base. Mais j'ai encore plein de choses à apprendre: c'est tout bête mais j'aurais dû mettre des chaussettes plus adaptées car j'ai les pieds trempés après avoir traversé un passage à gué.»