Sivry-Rance: accusé de faits de violence, il se dit victime d’un complot

Le prévenu, sous bracelet électronique, conteste avoir cassé des pare-brise et s’être rebellé. Il évoque la thèse d’un complot contre lui.

L.C.
Sivry-Rance: accusé de faits de violence, il se dit victime d’un complot
Pare-brise défoncés: le prévenu nie. ©EdA - Photo d’évocation

Est-ce que les policiers de la zone de police Botha ont une dent contre Lancelot? D’après ce dernier, c’est le cas. Et c’est ce qui expliquerait pourquoi on l’accuse d’avoir brisé le pare-brise de deux véhicules et de s’être rebellé quand trois policiers ont tenté de l’embarquer.

La première scène reprochée à Lancelot a lieu le 25 novembre dernier, à Rance. Ce jour-là, la police locale est avisée d'un possible danger au domicile de la future ex-épouse de Lancelot. Effrayé par le comportement de son papa (qui a bu, est agressif et violent), le fils aîné déclenche l'alarme anti-agression. "Il ne s'est pas laissé maîtriser quand les policiers sont intervenus. Deux d'entre eux sont même tombés dans les escaliers", signale le substitut Vervaeren dans son réquisitoire.

Un mois plus tard, au lendemain de Noël, le prévenu se serait rendu devant le domicile de son ex pour y briser le pare-brise de la voiture de celle-ci et celui du véhicule de son nouveau compagnon. Là aussi, Lancelot conteste être l'auteur des faits: "Je ne suis pas allé chez elle. Ce jour-là, j'ai eu un souci avec un pneu crevé et j'ai tourné dans le village pour trouver une pompe à essence afin de le regonfler."

Aucun témoignage

Pour le parquet, l'attitude de Lancelot démontre bien son absence de prise de conscience. "À la place, on prétend être victime d'un grand complot", résume le substitut du procureur, agacé par les propos du prévenu. Si ce dernier avait fait preuve d'un minimum d'amendement, le parquet ne se serait pas opposé à une suspension du prononcé, compte tenu d'un contexte relationnel plutôt compliqué et ambigu avec la victime. Mais à la place d'une mesure de faveur, c'est une peine de 18 mois de prison qui est requise.

Me Fosseur, conseil de Lancelot, plaide un acquittement: "Le fond du problème, c'est cette relation sentimentale sur le mode "je t'aime, moi non plus". Pour la casse des pare-brise, il n'y a pas d'images et pas de témoignages. Pour la rébellion, un policier s'est jeté sur lui et l'a plaqué au sol. Il n'y a pas eu de violences dans son chef".

Jugement dans un mois.