Couvin: un couple de dealers trahi deux fois par leurs véhicules

Ils ont été contrôlés à deux reprises car leurs voitures ont attiré l’attention des policiers.

S.M.
Couvin: un couple de dealers trahi deux fois par leurs véhicules
©AFP 

Un couple de Couvinois se retrouve devant la justice pour avoir été interpellé, à deux reprises entre 2018 et 2020, pour trafic de stupéfiants. Dans les deux cas, les policiers ont eu l’attention attirée par leur véhicule…

Le premier trafic remonte à une période allant du 1er septembre 2018 et le 7 juin 2019. Au moins 500 g de cannabis ont été vendus. Il a été démantelé à la suite d’un contrôle routier. "Les policiers ont eu l’attention attirée par la Peugeot 206 vétuste du couple et qui n’était par ailleurs pas en ordre. Un reste de consommation se trouvait dans le cendrier. Une matraque télescopique a également été retrouvée", indique le parquet de Namur.

Une perquisition en flagrant délit a été menée à leur domicile où 900 euros en petites coupures, cachés dans deux boîtes métalliques ; 115 g de cannabis ; une balance de précision et un gsm dans un bac en plastique ont été retrouvés. Des clients identifiés grâce à la fouille du téléphone ont été auditionnés et ont reconnu se fournir auprès du couple régulièrement.

Placés sous mandat après cette perquisition, les deux prévenus ont très vite recommencé après leurs libérations… sous conditions. Et une nouvelle fois, c’est leur véhicule qui les a trahis, le 16 décembre 2020. "Les policiers ont eu leur attention attirée par un véhicule aux feux arrière défectueux et circulant à vive allure. Une odeur de cannabis émanait de l’habitacle. Monsieur a remis un joint et 9g de cannabis ", poursuit le parquet de Namur.

Nouvelle perquisition en flagrant délit et 108g et un coup-de-poing américain retrouvés. Des peines de 18 et 15 mois avec sursis sont requises. Et une peine supplémentaire de 4 mois contre le prévenu pour les préventions relatives aux armes.

Devant le tribunal, le couple est en aveux. Ils émargeaient tous deux du CPAS. Mais les fins de mois étaient difficiles, notamment à cause de leur consommation (5g/jour). S’ils ont revendu après leur sortie de prison, c’est sous l’influence de mauvaises fréquentations et pour pouvoir "manger ". Depuis, le couple ne consomme plus. Jugement le 6 décembre.