Beaumont: il a fallu aller de A à J pour recenser les faits de violence qu’il a commis, traumatisant sa propre fille

Le père de famille reconnaît quelques scènes où il s’est énervé. Il a tout de même réussi à traumatiser sa propre fille.

Lee Colonius
Beaumont: il a fallu aller de A à J pour recenser les faits de violence qu’il a commis, traumatisant sa propre fille
©Ivan Kruk – stock.adobe.com 

L’état de détresse de sa fille, présente à l’audience avec le service d’aide aux victimes à ses côtés, témoigne du calvaire qu’elle a vécu durant de nombreuses années à cause de son père. " J’ai toujours subi des faits de maltraitance, j’en ai d’ailleurs fait une fausse couche alors que j’étais enceinte de 6 mois ." Réponse du paternel: " Elle n’était enceinte que de six mois, je ne l’ai jamais frappée ."

Cette réponse est l’une des preuves du comportement et du manque d’empathie éprouvé par Ludovic face à ses nombreuses victimes. C’est simple, pour le parquet, cela démontre que le prévenu n’a jamais intégré " le minimum de respect qu’il devait avoir pour la personne qui se trouve face à lui ." Jeudi après-midi, Ludovic était suspecté d’une longue série de préventions de violence: coups et blessures, dégradation de mobilier, menaces, outrages et extorsion. Le parquet a été contraint d’aller jusqu’à la lettre J pour répertorier les faits commis.

Quatre scènes de coups et blessures sont reprochées au prévenu, entre septembre 2021 et février 2022. Deux envers son ex-compagne, une sur sa grande fille et une dernière sur l’une des petites sœurs. Quatre faits sont contestés par Ludovic. " Pour les coups sur la plus petite, elle jouait avec son cousin à se donner des coups. Puis elle est rentrée chez sa mère et elles ont déposé plainte pour me charger .", confie le paternel.

Outrages et menaces sur un policier

Le 8 février dernier, à Beaumont, Ludovic n’a visiblement pas apprécié le professionnalisme d’un inspecteur en le menaçant et en l’outrageant. " Il m’avait dit qu’il était là pour discuter. Puis, il m’a mis les menottes sous les yeux de mes enfants, ce que je n’ai pas apprécié. "

La veille, Ludovic venait de menacer son ex-compagne et de détruire la porte d’entrée, la boîte aux lettres, le volet et la sonnette de cette dernière.

Déjà condamné pour des coups et blessures en 2004, Ludovic ajoutera plus que probablement une nouvelle ligne à son casier judiciaire. Pour le parquet, une peine de 40 mois de prison suffirait à sanctionner son comportement. À la défense, un acquittement pour les préventions contestées et un sursis probatoire ont été plaidés, tout en soulignant " la belle évolution " du prévenu.