Yvoir: un harcèlement de plusieurs mois

Un habitant d’Yvoir a harcelé son ex-compagne durant plusieurs mois, en 2020. Il lui a fallu du temps avant d’accepter la fin de leur relation.

s.m.

Un habitant d’Yvoir né en 1966 est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Dinant pour des faits de harcèlement commis entre janvier et décembre 2020. Ceux-ci s’inscrivent dans le cadre d’une séparation mal vécue, après trois ans de relation avec une dame.

Il est notamment reproché au prévenu de lui avoir envoyé de nombreux messages et d’avoir passé des appels téléphoniques à répétition. Ou encore d’être régulièrement passé devant chez elle en voiture ou à vélo. Le 28 janvier 2020, il y aurait même eu une violation de domicile, le prévenu étant entré chez son ex-compagne par la porte du garage sans en avoir l’autorisation.

Une relation « comme une drogue »

Le principal intéressé conteste partiellement les faits. "Les échanges que nous avions par messages étaient selon moi consentis. Quand je suis entré chez elle par la porte du garage, c’était un mode de fonctionnement que nous avions. On était toujours en relation."

L’homme compare cette relation à une drogue. "Au début, c’était le nirvana. Quand ça décline, on en reprend une dose jusqu’au moment où ça devient destructeur. Et quand on en est privé, il y a une période de sevrage."

La victime a déposé une série de plaintes à son encontre. La première dès le mois de janvier. Mais elle ne lui en aurait jamais parlé. "Mon client, lui, tentait de sauver le couple. Il avait le sentiment qu’il faisait bien les choses puisqu’elle ne l’éconduisait pas" précise son avocat, Me Barthelemy.

Le prévenu ne peut par contre pas nier qu’il savait, dès avril, que cette dame ne voulait plus de lui puisqu’une mise en demeure, rédigée par l’avocat de la victime, lui avait été envoyée.

Il brise les balais d’essuie-glace de la voiture

Malgré cela, le harcèlement a continué. Le 26 juin, l’homme a cassé les balais d’essuie-glace du véhicule de madame, stationné sur le parking d’un restaurant. Par la suite, s’il n’y a plus de contact direct entre les deux parties, la partie civile indique que le prévenu a régulièrement posté des photos de paysages et monument prises lors de balades réalisées à deux pas du domicile de la plaignante.

Depuis, la situation est apaisée. Ce qui pousse la substitute Mascart à ne pas s’opposer à une suspension du prononcé. Jugement le 15 février.

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