Camille Lhoest s'en est allé

Quand la nouvelle est tombée, on n'y croyait pas. Camille Lhoest est mort ? Difficile à croire que cet homme taillé dans le roc s'en était allé. Il était né à Sinsin, le 3 juillet 1930 et était marié à Bertha Borsu avec qui il avait eu cinq enfants. Camille, le cous, comme on l'appelait familièrement avait fait carrière dans la police communale. Il débuta, néanmoins, sa vie professionnelle comme chauffeur au garage Sternon, à Haversin puis à la laiterie de Chéoux. En avril 1956 devait commencer une carrière policière qui durera pendant plus de vingt ans. Garde-champêtre, à Sinsin, il s'adjoint Nettinne, deux ans plus tard, devient agent de police à Ciney, en 1964 puis revient à Baillonville, en 1969, à Heure, en 1971 et garde-champêtre en chef de Somme-Leuze, aux fusions de communes et, last but not least, commissaire de brigade en janvier 1975 avec autorités sur le sud de l'arrondissement de Dinant. Une carrière bien remplie où les citoyens ont pu apprécier sa main de fer dans un gant de velours. Le bourgmestre, Willy Borsus, a rendu hommage, lors des funérailles, à un parent mais surtout à un ami, à la porte toujours ouverte, à un homme des bois qu'on croyait immortel, à un patriote aussi, à une personnalité toujours prête à aider, à un homme qui était tout à la fois policier, conseiller, juge de paix parfois, maniant de préférence la voix et l'admonestation plutôt que la répression. En son honneur les ouvriers communaux avaient d'aille hissé les couleurs nationales à l'entrée du cimetière de Sinsin où il a été inhumé.M. M.