Après avoir attaqué son beau-père au cutter, un Rochefortois bat sa maman alors qu’il est ivre: 2 ans de prison

Le trentenaire bénéficie néanmoins du sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà subie, soit environ 5 mois.

C. Det.
 Le volet drogue a été jugulé, reste une consommation d’alcool problématique.
Le volet drogue a été jugulé, reste une consommation d’alcool problématique. ©yamasan – stock.adobe.com 

Lors de l’évocation du dossier, en juillet dernier, devant le tribunal correctionnel de Dinant, seule une dame était assise, côté public. Elle attendait le passage de son fils, incarcéré. À l’actif de ce prévenu trentenaire: des coups et blessures volontaires, commis le 7 avril dernier, à Rochefort au domicile de la maman… qui n’est autre que la victime. Le tribunal vient de rendre son jugement: l’homme vient d’être condamné à deux ans, avec sursis probatoire. Il devra en outre suivre une thérapie en milieu fermé pour soigner son addiction à l’alcool.

Pour rappel, le soir des faits, le fils est rentré un peu tard de sa formation. Et ivre. Il s’est énervé sur sa maman. " Je l’ai prise par la gorge, par les bras. Je l’ai plaquée au mur. Je lui ai dit que si elle avait peur, elle pouvait appeler la police."Ce qu’elle a fait.

Il a expliqué que, ce jour-là, il avait croisé un ami."On a bu quelques verres." Il a déjà eu des précédents avec sa maman mais pas si violents. En cause, toujours cette consommation d’alcool dont il peine à se défaire. Depuis son incarcération, il prend des médicaments pour se sevrer.

Les antécédents ne sont pas anodins. En 2018, il a attaqué son beau-père avec un cutter. En 2020, il est poursuivi pour coups et blessures volontaires et a bénéficié d’un sursis probatoire dont il n’a pas respecté toutes les conditions. Comme le souligne le substitut, à sa majorité, il cumulait alcool et drogue. Le volet toxicomanie est désormais jugulé. Ce qui n’est pas le cas pour la boisson. Le parquet a requis 37 mois de prison et une amende.

Du côté de la défense assurée par le bâtonnier Jean Sine, on estime que: 37 mois, auxquels s’ajouteraient la révocation du précédent sursis et le TAP (Tribunal d’Application des Peines), c’est un pis-aller. Il a donc sollicité le sursis probatoire. Parmi les conditions soumises au tribunal: l’intégration d’une unité spécialisée. Une demande entendue.