Rochefort : une exposition pour tout savoir sur les cloches

Si on connaît cloches, carillons ou sonnettes, une exposition originale d’un patrimoine religieux parfois moins connu fait l’objet d’une exposition.

Michel Motte
 Une exposition sur tout ce qui tinte, en l’église décanale.
Une exposition sur tout ce qui tinte, en l’église décanale. ©ÉdA – 203053646420 

Jusqu’au 11 septembre prochain, date de la journée du Patrimoine en Wallonie, on peut voir et surtout découvrir, en l’église décanale de Rochefort, une exposition organisée par le Doyenné, la Ville et le cercle culturel et historique de Rochefort, dans le cadre de la mise en valeur annuelle du patrimoine religieux des églises et chapelles de l’entité. Quand vous l’aurez visitée, vous n’oublierez pas tout ce que vous aurez vu en matière de patrimoine campanaire, ou de patrimoine relatif aux cloches, clochettes, sonneries, carillons, crécelles, etc. De la clochette d’autel au bourdon du clocher, en passant par la crécelle. En cinq étapes. Commençons par la cloche ou les cloches, instrument de percussion en métal qu’on met en vibration en la frappant sur sa face intérieure avec un battant ou externe, avec un marteau. On la retrouve dans toutes les civilisations et religions. L’exposition montre l’histoire des cloches des beffrois, des églises. Elles se faisaient et se font encore entendre, lors de catastrophes, la déclaration de guerre, en 1914, des réunions, etc. La fabrication de cloches, comme cela se fait encore à la fonderie de Tellin, ne sera plus un secret. Pourquoi y a-t-il un coq sur les clochers et, surtout, pourquoi un coq, qu’est-ce qu’une simandre et pourquoi est-elle employée par l’église orthodoxe et notamment au monastère de Chevetogne, qu’est-ce qu’un jacquemart comme il y en a un, à l’abbaye de Leffe, un tintinnabule comme il y en a dans les cinq basiliques mineures du diocèse de Namur-Luxembourg et, notamment, à Orval et Beauraing, l’apertintaille (des Gilles, par exemple) et le grelot? L’exposition rochefortoise n’a pas oublié le carillon (du latin quaternio ou quadrinio), c’est-à-dire un instrument qui comporte, au moins, quatre cloches. Des églises du diocèse en abritent quelques-uns: à Namur, Dinant, Florenville, au monastère de Chevetogne et à l’abbaye de Leffe et à Martelange. Parmi les autres campanaires visibles également dans l’exposition, des crécelles, instruments qui, autrefois remplaçaient les cloches du Jeudi Saint, des clochettes et, notamment des sonnettes, des carillons d’autel et des cloches de sacristie.