«Le bio, ça peut être de la merde»

D’après l’agriculteur Fabian Daniel, un partenariat de ce type est assez rare. L’homme n’a pas sa langue en poche.

A.M.
«Le bio, ça peut être de la merde»
La brasserie veut de plus en plus revenir au circuit court. ©ÉdA – Florent Marot

Fabian Daniel s'est lancé dans de malt d'orge « parce qu'en agriculture, il n'y a plus grand-chose qui fonctionne, confie le cultivateur d'Hélécine (Brabant wallon). Tout est bouché à cause de la culture industrielle belge du bio.» Pour lui: «La première chose, dans le cadre d'un partenariat comme celui-là, c'est l'engagement le plus profond et le fait que le prix n'ait plus beaucoup d'importance.» Il ajoute: «Ce genre de partenariat est très rare. Des puristes, il n'y en a quasi pas. Des convictions tout le monde en a. Mais de là à franchir le pas, il y a toujours un twist quelque part. Ici, les gens ne veulent pas seulement un certificat. Ils veulent voir la tête de l'agriculteur, connaître l'exploitation. Ils ne souhaitent pas défendre un cahier des charges, mais un modèle d'agriculture.»