Profondeville: 200 heures de travail pour des coups à l'arrêt de bus

L’incapacité subie s’élève à 60.000 euros.

jve
Profondeville: 200 heures de travail pour des coups à l'arrêt de bus

C’est une altercation banale qui est survenue le 21 mars 2019, à l’arrêt de bus de Bois-de-Villers entre Fred et Mike (prénoms d’emprunt).

La sœur du premier, 20 ans, lui signale que le second, 14 ans, lui a "mal parlé". Dans le bus, le majeur demande des explications au plus jeune. Plusieurs échanges ont lieu, mais lorsque les deux garçons sortent du bus, le plus âgé assène plusieurs coups à la victime, qui tombe au sol. La mère de Mike s’en mêle, Fred la balaye au sol. Ces coups entraînent une incapacité de plus de 4 mois dans le chef de Mike, dont l’avocat réclame 60 000 € à la partie adverse. Une somme conséquente, qui fait que la médiation pénale entamée n’est pas menée à terme.

Le dossier était donc plaidé le 9 décembre devant le tribunal correctionnel. Me Steinier expliquait : "Mon client a été hospitalisé, suit un traitement médicamenteux. Il souffre d’une incapacité permanente : une phobie scolaire, la peur de recroiser son agresseur. Il est déscolarisé depuis les faits. Aujourd’hui, il se trouve aux soins intensifs à cause de problèmes d’estomac provoqués par les médicaments qu’il prend dans le cadre du traitement suivi."

Pour le conseil de la partie civile, le dommage est énorme. Une somme provisionnelle de 12 000 € et la désignation d’un expert sont réclamées. En attendant, t ce vendredi, le prévenu a été condamné à une peine de travail de 200 heures.

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