Vers un autre type de mobilité ?

En mars, l’ASBL Sentiers.be a proposé à la population d’identifier chemins et sentiers communaux en vue de réaliser un réseau de mobilité douce.

Nathalie Côte
Vers un autre type de mobilité ?
CNCOT_Réseau communal de mobilité douce ©ÉdA

Une vingtaine de bénévoles s'étaient déplacés à la maison communale pour écouter les explications de Boris Nasdrovisky, chargé de mission auprès de l'ASBL responsable du projet. Didier Hellin, premier échevin a pris la parole pour rappeler brièvement le cadre de l'opération et son objectif final: « Avec Yvoir et Chaudfontaine, Ohey est l'une des 3 communes pilotes sélectionnées en Wallonnie pour mettre en place un réseau communal de mobilité douce à utiliser au quotidien. Le but n'est donc pas seulement touristique. Il s'agit avant tout d'inviter la population à laisser les voitures au garage pour effectuer des déplacements courts de type domicile – école – magasins et lieu de travail. C'est une véritable alternative aux moyens de locomotion habituels. » Comment procéder ? La première étape sera sans doute la plus longue et demandera de la patience aux bénévoles. En effet, ceux-ci devront effectuer un relevé précis des chemins communaux existant sur tout le territoire du Grand Ohey. À partir de cartes imprimées à cet effet, ils se rendront sur le terrain pour partir à la recherche de ces sentiers, le plus souvent perdus dans la végétation, privatisés par des propriétaires soucieux de préserver leur intimité ou encore labourés au profit de cultures agricoles plus accessibles. La tâche sera ardue car chaque sentier retrouvé devra être consigné et tout obstacle, quelle qu'en soit la nature, devra être légendé avec certains sigles très précis puis mesuré et photographié. Cette étape durera plusieurs mois car il existerait plus de 200 tronçons de sentiers et chemins dans chaque village de l'entité oheytoise. L'inventaire devrait idéalement se terminer pour la fin du mois de mai et les informations récoltées seront digitalisées durant les 3 mois qui suivent. Après cela, l'ASBL Sentiers.be, en étroite collaboration avec la commune, déterminera quelles sont les voies les plus pertinentes à remettre en état. Enfin, ce sera à la commune d'intervenir pour reprendre possession de ses tronçons et les aménager pour les rendre accessibles au public. Là aussi, la diplomatie sera de mise pour ménager les susceptibilités des propriétaires et fermiers concernés. Didier Hellin affirme la volonté du collège communal d'aller jusqu'au bout: « Ces dernières années, on a laissé certaines situations compliquées de côté pour éviter les conflits mais maintenant, la Commune compte bien récupérer ses biens pour créer ce réseau communal de mobilité douce. L'objectif est d'importance: améliorer la mobilité au quotidien et développer le tourisme pédestre, équestre et cycliste. Nous comptons sur la bonne volonté des parties concernées pour aboutir. En général, les gens se montrent à l'écoute du bien de la collectivité mais si nous y sommes obligés, nous n'hésiterons pas à aller en justice. » Si tout se passe sans accroc, l'inauguration du réseau de mobilité douce devrait avoir lieu au printemps 2013.¦