Salement embourbé sur les hauteurs de Malonne : centimètre après centimètre, le camionneur a dégagé son 44-tonnes au… clark

Lundi, en début d’après-midi, un poids lourd s’est perdu et embourbé entre bois et champs des hauteurs malonnoises. Bien mal engagé, il a fallu près de cinq heures au conducteur pour se dépêtrer, avec les moyens du bord.

Salement embourbé sur les hauteurs de Malonne : centimètre après centimètre, le camionneur a dégagé son 44-tonnes au… clark
©Jean-François Pacco

Quand on est conducteur de camion et qu’on sillonne une région qu’on ne connaît pas, mieux vaut tout de même ne pas faire confiance aveugle à son GPS. Sous peine de se mettre dans l’embarras. En pleine ville ou en rase campagne, les ponts trop bas (celui de la rue des 4 fils Aymon sous le pont des Ardennes à Namur ; celui, ferroviaire, du chemin de la vieille Sambre à Flawinne, ou encore sous le pont Charles de Gaulle à Dinant), les voies trop étroites sont autant d’ennemis qui peuvent vous bloquer des dizaines de minutes si pas des heures et vous mettre en retard sur votre planning.

Salement embourbé sur les hauteurs de Malonne : centimètre après centimètre, le camionneur a dégagé son 44-tonnes au… clark
©Jean-François Pacco

Car non, il semble que tous les GPS (même s'il en existe spécialisés pour les itinéraires de camion), dans leur quête du chemin le plus court, ne fassent pas la différence entre un camion de plusieurs tonnes et une voiture «passe-partout». Un vélo même! C’est ce qu’il aurait fallu pour espérer passer outre le chemin dans lequel le conducteur d’un 44-tonnes a voulu s’engager, lundi, sur le coup de 13h. Rue des champs de Malonne, il espérait rejoindre le cimetière puis les fonds de Malonne. C’était sans compter qu’entre les deux, il y a un bois, tout sauf plat, celui du Tombois, et une route pas vraiment faite pour de tels convois.

Le chauffeur-livreur s’en est rendu compte et, au moment du demi-tour, s’est sévèrement embourbé dans le champ voisin. «Ce n’est pas la première fois que ça arrive mais celui-ci était particulièrement volumineux», confie un témoin, se demandant quand les autorités compétentes installeront une signalisation avertissant, en temps et en heure, les semi-remorques et autres transports trop exceptionnels pour ces voies inadaptées. Prévenue mardi par ce même riverain, la Ville a dit qu’elle ferait le nécessaire pour installer un panneau adhoc.

En attendant, l’infortuné camionneur avait sorti son clark de sa remorque, chargée de boiseries, et tentait, centimètre après centimètre, de la pousser et ainsi la remettre sur le droit chemin. Il y est arrivé cinq heures après s’être aventuré sur ce maudit passage. Tandis qu’un autre riverain faisait remarquer que le problème n’était pas neuf et inhérents aux GPS. "Il y a déjà trente ans, cela arrivait dans la rue tienne calbalasse, avec les véhicules croyant pouvoir accéder, par le bois, aux champs de Malonne. Même les pompiers se sont déjà retrouvés embourbés." Comme quoi, les nouvelles technologies ne nous guident pas forcément vers du mieux.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...