Malonne: ivres à la friterie, ils distribuent des "patates"

Le 10 juin 2019, Cédric et Richard (prénoms d’emprunt), ont passé la journée à la brocante de Floreffe.

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 Le serveur du snack a demandé à deux clients saouls de manger leurs frites dehors. Ils l’ont alors roué de coups.
Le serveur du snack a demandé à deux clients saouls de manger leurs frites dehors. Ils l’ont alors roué de coups.

Pour se requinquer après une sortie un peu arrosée, ils décident d’aller manger une frite à Malonne, sur le coup de 21 h 30. Ils commandent et s’installent en attendant leur repas, qu’ils comptent bien manger sur place. "Exalté", Richard croise une connaissance qui fête son anniversaire. Il décide de lui chanter ses meilleurs vœux… en se servant d’une lampe du snack comme micro. Un show qui n’est pas au goût de la direction qui rappelle le jeune homme à l’ordre plusieurs fois et lui signale que s’il continue, il devra emporter ses frites et les manger ailleurs.

C’est Cédric qui va réceptionner la commande. Il découvre que le repas est emballé, une invitation à quitter l’établissement. Notre homme voit rouge, lance le plateau au visage du serveur et se rue sur celui-ci. Bientôt rejoint par Richard, qui donne huit coups de poing au serveur, maintenu au sol par son ami. Des vases sont brisés, des tables renversées.

"Nous n’avons pas été bien reçus dès le départ. On était dans une ambiance un peu trop festive. J’ai voulu aider mon ami, le détacher du serveur. Je pensais avoir mis un coup ou deux, mais d’après les vidéos, il y en a eu plus. Je suis désolé."

Le serveur de 22 ans a passé quatre jours à l’hôpital et a subi une incapacité de travail de dix-huit jours. Son avocate déclare : "Les prévenus étaient inarrêtables, leurs amis ont tenté de s’interposer mais ils en avaient peur aussi. Mon client souffre toujours de terreurs nocturnes, de migraines car les coups au visage ont entraîné une commotion. Aujourd’hui, il n’est plus à l’aise lorsqu’il travaille en présence de personnes ayant consommé de l’alcool."

Le substitut Vandermeiren requiert de peines autonomes de travail de 110 heures pour les deux prévenus. Les conseils des deux hommes plaident la suspension simple du prononcé de la condamnation. Jugement le 16 décembre.