Dépenses du parlement wallon: l’opposition fourbit ses armes avant un Bureau élargi

Après la publication, ce week-end, d’extraits du rapport confirmant l’explosion des dépenses du parlement wallon, un Bureau s’est réuni ce lundi matin, suivi d’un Bureau élargi prévu en début d’après-midi auquel participeront tous les chefs de groupe.

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Illustration ©BELGA

Si du côté de la majorité, on se montre fort peu disert, l’opposition, elle, fourbit ses armes. "Nous allons enfin recevoir les chiffres que nous réclamons depuis deux mois", a ainsi souligné le chef de file des Engagés au parlement régional, François Desquesnes, en pointant à nouveau "le manque de transparence d’un Bureau trusté par la majorité" depuis la réduction du nombre de ses membres au début de la législature actuelle. 

"La dernière information dont nous disposons à propos de la Maison des parlementaires, c’est un marché adjugé à 17 millions d’euros en 2019, quand André Antoine était encore président de l’assemblée. Depuis, on n’a aucune information sur ce qu’il se passe", a poursuivi le chef de groupe des Engagés.

C’est dans ce contexte que ce dernier s’apprête à déposer une proposition de décret et de modification du règlement d’ordre intérieur permettant à la Cour des Comptes d’auditer les dépenses du parlement, "comme cela se fait déjà à Bruxelles". Une piste qui trouve écho auprès des autres partis, y compris de la majorité.

Ce goût pour les dépenses luxueuses de moyens publics est totalement incompréhensible lorsqu’on voit l’état de la Wallonie

Selon les extraits du rapport publiés dans la presse, les dépenses pour le tunnel reliant le parking au parlement sont passées de 700.000 à 3 millions d’euros tandis que celles relatives à la Maison des Parlementaires ont bondi de 10 à 46 millions.

"Ce goût pour les dépenses luxueuses de moyens publics manifesté par le bureau du Parlement et les bureaux précédents est totalement incompréhensible lorsqu’on voit l’état de la Wallonie", a de son côté estimé le chef de groupe du PTB, Germain Mugemangango.

"Il faut totalement changer de logiciel. La transparence est évoquée dans la Déclaration de Politique régionale mais ce ne sont que des paroles. Il est clair que le rapport qui va être transmis aux chefs de groupe doit être public et accessible aux citoyens. Il est clair aussi que les discussions à propos des dépenses du parlement ne peuvent plus se faire à huis clos", a-t-il ajouté, en plaidant lui aussi pour que les dépenses engagées par le parlement depuis 2009 puissent être examinées par la Cour des Comptes.