Namur: surprise à l’afterwork et échange de coups après avoir découvert que sa compagne le trompe

Le prévenu a surpris sa compagne en compagnie d’un autre homme sur la banquette d’un véhicule, en mars 2021, après un afterwork. Il en est venu aux mains avec l’autre individu.

S.M.
 Sa compagne blouse dégrafée sur la banquette arrière… son sang n’a fait qu’un tour.
Sa compagne blouse dégrafée sur la banquette arrière… son sang n’a fait qu’un tour. ©LIGHTFIELD STUDIOS – stock.adobe 

Un afterwork a mal tourné, le 6 mars 2021, à Namur. Un homme a été roué de coups et s’est fait voler son GSM par un autre individu. Poursuivi devant le tribunal correctionnel de Namur, ce dernier conteste le vol mais reconnaît un échange de coups causé par une "situation délicate" à laquelle il a assisté.

Cette nuit-là, le prévenu souhaite faire une surprise à sa compagne en la rejoignant au beau milieu de la nuit sur le lieu de l’afterwork où elle se trouve. Mais lorsqu’il arrive sur place, celle-ci n’est plus là. Elle n’est toutefois pas bien loin puisqu’il la retrouve en compagnie d’un collègue sur la banquette arrière d’une voiture stationnée dans le parking.

À partir de ce moment, les versions divergent. La victime dit avoir reçu plusieurs coups avant d’être extirpée de sa voiture et contrainte de donner son GSM pour vérifier quelle relation elle entretenait avec sa collègue. Le prévenu affirme quant à lui avoir reçu le premier coup, auquel il a réagi.

Ce qui est certain est que la victime a été salement amochée. "Le constat de lésions est là: hématome à une arcade sourcilière, au nez et aux deux pommettes", précise le ministère public qui requiert une peine de travail de 180 heures.

Le GSM de la victime a quant à lui été retrouvé dans la voiture du prévenu. Ce dernier dit ne pas savoir comment il s’est retrouvé là. La défense met en avant le contexte émotionnel et plaide la provocation au sens moral du terme pour les faits de coups et blessures. "Mon client retrouve sa compagne dans une voiture, non pas sur le siège passager mais sur la banquette arrière d’une voiture, blouse dégrafée…" Jugement le 2 décembre.