Namur : après une trop longue attente, a-t-il repoussé ou frappé l’infirmier?

Aux urgences de Sainte-Élisabeth, ce mari estime qu’on ne soigne pas son épouse assez rapidement. Et il s’en prend violemment à l’infirmier qui vient vers lui.

S.H.
Namur : après une trop longue attente, a-t-il repoussé ou frappé l’infirmier?
Le mari estimait que sa femme, souffrante, attendait une intervention depuis trop longtemps. ©ÉdA – 301660389312

Voir souffrir les personnes qu’on aime, c’est assurément une torture. Voilà qui peut aussi expliquer, en partie, le comportement de ce Saint-Servaitois de 31 ans.

Le 13 mai 2020, le trentenaire accompagne son épouse aux urgences de Sainte-Élisabeth, à Salzinnes. "On a attendu trois ou quatre heures. Ma femme avait beaucoup de mal, elle souffrait." La dame est visiblement fortement touchée au niveau des vertèbres cervicales et ses souffrances sont bien réelles. Aux urgences, le personnel tente toujours de faire au mieux. Et c'est aussi ce que veut apparemment rappeler cet infirmier au Saint-Servaitois.

"Il s'est dirigé vers moi et je n'ai fait que de le repousser", assure le prévenu. Ce n'est pas la version de l'employé de Sainte-Élisabeth. Lui, il explique qu'il a reçu un coup violent au visage, ce qui a d'ailleurs entraîné une incapacité de travail de sept jours. Un certificat médical a également été rédigé dans la foulée de l'altercation.

Pour Me Devaux, avocat de l'impétueux époux, il subsiste un sérieux doute dans toute cette affaire. "Le certificat a été rédigé sur place, c'est assez logique qu'il aille dans le sens de l'infirmier", estime le conseil du prévenu. La Saint-Servaitois a-t-il seulement repoussé le soignant? A-t-on affaire à des violences légères? En tout cas, pour la défense, c'est l'acquittement qui devrait être prononcé. Le jugement ne sera pas rendu en urgence mais bien dans un bon mois, le 2 mai.