The Voice: Diana supplante le concours avec une chanson ukrainienne de paix, d'amour et d'espoir, quatre Namurois continuent l'aventure

Après une semaine qui les avait laissés au repos, les 5 Namurois restants dans The Voice sont remontés en piste pour le deuxième live. Quatre, le maximum, continuent l'aventure.

C'est avec un revenant, Quentin Mosimann – 5e coach pour un soir dans le fauteuil rouge, comme sa tenue psychédélique – que les 13 candidats du jour ont dynamité le plateau liégeois sur Kiss de Prince. Un véritable feu de joie, complice, avant que les concurrents jettent leurs forces et leurs voix dans la bataille. Il n'en resterait plus que 8, trois heures plus tard, à accéder à l'étape suivante. Résultat, pour une part, des votes des téléspectateurs, et pour l'autre, des choix des coachs.

Après quoi, Maureen Louys, reprenant les rênes des directs sur la Une après son congé de maternité, a ouvert les hostilités, avec l'équipe de Christophe Willem. Exceptionnellement, comme le chanteur français avait réalisé deux sauvetages coups de cœur lors de la précédente phase, ce sont non pas 3 mais quatre candidats qui se sont affrontés à distance. Parmi eux, Enola Elaerts, la Spytoise de 21 ans, sorcière moderne à ses heures, a repris Drivers License d'Olivia Rodrigo.

Couchée sur un banc, dans un monde façon Alice (mais avec les tresses de Fifi Brindacier) au pays des merveilles et des fleurs géantes, qu'Enola s'est laissée porter par la douceur de cette chanson avant de monter en puissance. Un dosage parfait et envoûtant. "Des notes typiquement à elle et un professionnalisme, a commenté son ancienne coach, BJ Scott. Quand je vois ça, c'est vraiment Christophe le coach qu'il te fallait."

Avouant être incapable de départager les deux candidates rescapées de son équipe de base, Christophe Willem a décidé de continuer avec "l’outsider" Enola qui n’en revenait pas, alors que le fan club de la demoiselle exultait. Tout comme BJ qui ne pouvait rêver mieux pour son ancienne protégée.

Alex le lion insoupçonné

Pas le temps de souffler, l’équipe de BJ devait enchaîner. Et, en chef de file « qui n’a pas l’habitude d’être féroce, en avant », selon BJ, Alec Golard, 23 ans, est entré en scène.

Sur Enemy d’Imagine Dragons, les cheveux lâchés et en mode lion, le Namurois originaire de Mont-Saint-Guibert tremblait d’excitation. Rien qui fasse vaciller sa solidité vocale, en bas comme en haut, y compris quand le rythme se fait rap, et sa chorégraphie bien rodée. Impressionnant.

Mais la concurrence était rude entre un rocker italien en puissance et une diva flamboyante. Les votes du public sauvant le premier, BJ devait trancher : « J'ai mis la barre haut. Ce plateau, c'est une école mais aussi une exposition du talent qu'on a. Mon cœur de coach va parler, parce que je vais mettre la barre de plus en plus haut, je vais continuer avec Alec." Deuxième Namurois sauvé...

Et il y en aura encore deux, ce soir, puisqu’en dernier volet de l’émission, après passage de l’équipe de Black M, les trois candidats opposés par Typh Barrow sont tous namurois : Diana Kovalova (l’Ukrainienne repêchée après l’abandon d’un autre candidat), Valentine Martens et Oan Warnon. Fratricide, vous avez dit ?

Toujours au piano mais en anglais et avec le band du télécrochet, la Bomeloise Valentine Martens (18 ans) a repris, au clair de lune et dans les nuages, Another Love de Tom Odell.

Dans une robe à deux facettes, longue et classique à gauche, courte et métalisée à droite, Valentine s'est levée, quitte à grimper sur son piano, pour monter en puissance et se dévoiler un peu plus, le stress évacué totalement. « Absolument canon, pour Typh. Tu réalises tous les défis que je te donne en souriant. Tu es grandement à la hauteur de ton rêve

Les danseurs s'encordent et le Plantois Oan Warnon (18 ans, lui aussi) se déchaîne sur Power over me de Dermot Kennedy, avec l'envie d'enfin prendre sa place sur scène.

Et il l'a possédée, cette scène. Sans lunettes, découvrant l'utilisation des lentilles, avec sa voix de roc, puissante mais capable de belles variations. "J'étais à fond, pétille Typh. Tu luttes contre tellement de choses, je ne peux pas m'empêcher de te bousculer. Quand tulâches, que tu te fous la paix, qu'est-ce que c'est beau!"

La dernière prestation, elle, a dépassé le concours, comme Maureen l'apréfacé. "Diana va chanter pour elle et pour tous ceux qu'elle aime." Ukrainienne venue à Namur pour ses études, dont les parents viennent d'arriver en Belgique, c'est une chanson de son pays qu'elle a choisi, en traduisant quelques bribes en français: Tebe Nema Syogodni d'Ivan Dorn.

En blanc face au micro, un ciel plein d'étoiles derrière elle et des briquets dansant devant elle, Diana Kovalova a livré une interprétation épurée, prenante, qui a mis les larmes aux yeux de tout le monde. Une émission de divertissement peut paraître tellement dérisoire face à la guerre qui se joue à quelques centaines de kilomètres de là. Les cinq coachs et la présentatrice n'ont pu rester assis dans leurs fauteuils, entourant la candidate d'amour, de chaleur, de réconfort, d'espoir. Intensité et beauté rare pour faire fi de sa carapace, a tenté de résumerTyph. "On a eu accès à ton coeur."

Une fois les yeux séchés et les votes clôturés, place à l'heure de vérité. Valentine, soutenue par Mosimann, a été plébiscitée par le public. Face au "moment transcendant" vécu par tout le monde, dans et devant la télé, Typh a pris sous son aile Diana.