Meurtre à Gesves: en 2018 déjà, sous influence et avec un couteau, il avait attenté à la vie de sa compagne

Dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 février, Yohanne Giltay a trouvé la mort sous les coups ce couteau de son compagnon. Le 3 novembre 2018, le malheur et la violence frappaient déjà à la porte du domicile gesvois.

S.H.
Meurtre à Gesves: en 2018 déjà, sous influence et avec un couteau, il avait attenté à la vie de sa compagne
©ÉdA

Ce jour-là, les services de secours et la police devront intervenir et on est à deux doigts de l’irréparable. Daniel, le compagnon, se montre violent. Des coups sont portés. Déjà, un couteau est utilisé et, déjà, on évoque l’influence des stupéfiants. Devant le tribunal correctionnel de Namur puis la cour d’appel de Liège, le Gesvois devra répondre de tentative de meurtre. Pas rien.

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Mais il bénéficiera d’une mesure de clémence plutôt surprenante: la suspension du prononcé. L’homme devra cependant faire ses preuves mais les conditions ne sont pas celles auxquelles on pense inévitablement dans ces dossiers d’extrêmes violences conjugales. Ici, pas de mesure d’éloignement.

Pas non plus d'obligation de suivre une formation Praxis pour apprendre à gérer sa violence. "La cour d'appel, dans son arrêt, a noté que le couple vivait à nouveau de manière harmonieuse et nourrissait de nouveaux projets", souligne Étienne Gaublomme, pour le parquet de Namur.

"Le compagnon avait gardé son emploi et avait aussi visiblement réglé, à ce moment-là, ses problèmes d'alcool et de stupéfiants." Mais ces belles promesses d'avenir, relevées dans un arrêt de la cour d'appel rendu en novembre dernier, n'auront pas tenu bien longtemps. Avec les conséquences dramatiques que l'on connaît désormais.