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Le chantier naval en faillite à Seilles : une vague de licenciements à l’horizon

Les banques refusent de suivre Meuse et Sambre. Le seul constructeur de bateaux du pays ne manque pourtant pas de contrats. 70 emplois sont menacés.

Bertrand Lani
Le chantier naval en faillite à Seilles : une vague de licenciements à l’horizon
Le travail sur les bateaux demande un savoir-faire particulier dans des conditions parfois rudes. ©ÉdA – Florent Marot

C'est une entreprise unique en Belgique qui vit les heures les plus sombres de son histoire. Le chantier naval Meuse et Sambre, fondé en 1906, a été déclaré en faillite ce vendredi matin par le tribunal de commerce de Namur. La société, dont le siège a déménagé de Beez à Seilles en 2020, était en procédure de réorganisation judiciaire depuis un mois. "On espérait une prolongation d'un mois, avec toujours l'espoir d'une reprise, explique Catherine Margraff, permanente syndicale CSC Metea. Une offre était sur la table mais le tribunal estime qu'elle ne tient pas la route." Le sort des 70 travailleurs est désormais entre les mains d'un curateur désigné. "S'il y a une reprise, on ne pourra pas certainement pas garder tout le monde", regrette la syndicaliste qui souligne le savoir-faire de "ces amoureux des bateaux. Dans des conditions parfois rudes. C'est un métier particulier qui exige des compétences de plus en plus rares."