Namur: une mère envoyait de l’argent à son fils radicalisé, parti en Syrie

La femme est accusée d’avoir financer les activités d’un groupe terroriste. Elle dit avoir au contraire aidé son fils à revenir en Belgique.

Namur: une mère envoyait de l’argent à son fils radicalisé, parti en Syrie

Le procureur fédéral a requis vendredi au tribunal correctionnel de Namur une peine de prison d’un an à l’encontre d’une prévenue née en 1968, accusée d’avoir financé les activités d’un groupe terroriste

Entre mars 2014 et décembre 2015, celle-ci a envoyé quatre fois de l'argent à son fils parti combattre en Syrie pour le compte de l'État islamique, soit un total de 2 770€. L'homme a été condamné par défaut en 2016 en Belgique à une peine de cinq ans de prison. Interrogée, la prévenue a déclaré qu'elle avait envoyé cet argent à son fils pour qu'il subvienne à ses besoins, "pour l'aider à manger et à revenir en Belgique".

Le procureur fédéral a souligné que la prévenue s'était rendue plusieurs fois en Turquie, à la frontière syrienne, avec à chaque fois plusieurs bagages alors qu'il s'agissait de courts séjours. Mais aussi qu'elle avait lancé des collectes au Liban et en Turquie avant de réaliser des versements dans la clandestinité, notamment sous une fausse identité ou via des intermédiaires, à destination de son fils. "Elle a ainsi entretenu un combattant de l'État islamique qui s'affichait comme tel sur les réseaux sociaux et a financé sa nouvelle vie."

Le conseil de la prévenue plaide l'acquittement. "Il est son fils avant d'être un terroriste. Elle lui a envoyé cet argent pour qu'il s'écarte de l'État islamique et qu'il revienne en Belgique. Elle est par ailleurs active dans des associations de déradicalisation."

Jugement le 11 février.

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