Les frères Jaumotte étaient en état de grâce

Au vu du maigre bilan (0 sur 9) observé au cours de leurs trois récents déplacements, on ne donnait pas cher de la peau des Saint-Servaitois, face aux Havrennois en plein boum.

J.-M. L.

Mais c’était sans compter sur le sursaut des Namurois, subjugués par la motivation exacerbée des frères Jérémy et Ludovic Jaumotte, devant leurs futurs coéquipiers. «Afin de briser cette spirale négative, j’ai occupé le poste de foncier, en permutant avec mon frère Ludovic, tandis que Scaillet officiait au pivot, précisait Jérémy Jaumotte. Sans me vanter, mais suivant l’avis général, je fus l’homme le plus en vue, tant à la frappe que sur le tamis. Alors que j’étais redescendu au petit milieu au second acte, j’ai signé un rechas entre les perches à 8-6 et 40 partout. Ce fut le tournant de la lutte, car dans la foulée, nous avons filé au but. J’ai, en outre, remporté tous mes jeux face à Marion.» Ses équipiers, et son frère en particulier, avaient retrouvé leurs sensations. «Ce fut le jour et la nuit par rapport aux semaines précédentes, observait Jérémy. Nous étions en état de grâce. Je réussissais toutes mes frappes, même les contre-rechas. À l’inverse de nos précédentes sorties, nous avons eu de la réussite dans les petits coups et aux quinze décisifs. Le moral est revenu pour terminer la saison sur une bonne note.»