De la râperie de Longchamps à un champ de Soye, les tonnes de terres transportées ne passent pas inaperçues

Depuis février, Floriffoux et Soye sont traversés par des camions chargés de terres. Nuisances embêtantes pour les voisins mais aussi bienfaits pour le sol d’un agriculteur local, reboosté.

Alexis Seny

À Floriffoux et Soye, la saison des betteraves est décalée. Depuis février et pendant encore un mois, pas question de récoltes mais du match retour: le transport des terres nettoyées à la râperie de Longchamps. Tous les jours de semaine, de 6 h à 16 h, à raison de plusieurs allers-retours par heure, les camions de 32 et 44 tonnes quittent la N958, par les petites routes – rues de Suarlée, du Skerpia, de la Basse Sambre et l'Allée Verte – et même la drève du bois de Soye (plus habituée aux piétons, joggeurs et cyclistes, qui avouent aujourd'hui surveiller leurs arrières et avaler de la poussière), pour atteindre un vaste champ, le long de la Sambre et il est vrai éloigné des grands axes. «Un sens unique. »