Des œuvres démontées, réinventées

Ses œuvres, Evelyne Axell les réalisait avec toutes sortes de matières. «Elle testait et employait beaucoup de matériaux qui étaient résistants à l’usure du temps.

A.M.
Des œuvres démontées, réinventées
Philippe Axell a eu l’occasion de racheter cette œuvre par hasard en vente publique. «C’est un collage sur toile. Elle en a fait trois, mais les deux autres, on ne sait pas où ils sont.» ©ÉdA – 50150069286

Elle était d’ailleurs la première à utiliser des matériaux pas du tout faits pour réaliser des œuvres d’art, explique son fils. Elle a notamment exploité du Clartex, qu’on utilisait alors pour les toitures, de la tôle ondulée flexible, du plexiglas opalin qui lui a notamment permis de réaliser la série Les Opalines. Elle a aussi utilisé des matières plastiques.» Il se souvient qu’elle démontait régulièrement ses œuvres. «Lorsqu’elle vendait 7-8 tableaux lors d’une expo, il fallait de nouvelles œuvres pour l’expo suivante. Et les autres œuvres ne pouvaient pas avoir déjà été exposées. Alors elle en démontait pour en reconstruire de nouvelles. Comme mes parents n’avaient pas beaucoup de sous et qu’un châssis, une tôle, une plaque, ça coûtait cher, elle récupérait des matériaux et réinventait ses œuvres.» Il continue: «C’est d’ailleurs tout le travail que je réalise pour l’instant. J’essaie de retrouver comment étaient les œuvres initiales. On en découvre encore tous les jours.»