DIAPO| Au Verdur, la scène namuroise en pleine santé

Chaque année, les organisateurs reçoivent un nombre gigantesque de candidatures d’artistes désireux de se produire sur la scène du théâtre. Combien de Namurois? «Il faudrait le tourner autrement: combien de groupes namurois n’ont pas demandé à jouer au Verdur? blague Michel Degueldre. Ils sont de fait très nombreux.» À la quantité s’allie aussi la qualité. En témoigne l’affiche de cette année qui comptait six locaux sur les quatorze noms programmés. «Il s’agit d’un mélange de gens qui ont une histoire avec le festival, des jeunes, des groupes qui montent ou ceux qui ont leur public même s’ils évoluent dans un secteur plutôt de niche.» Ils ont affiché une constante dans leur différence, le dynamisme avec lequel ils ont pris d’assaut la scène. À commencer par JeuneLux. Le rappeur namurois a donné un aperçu d’un univers bien à lui. dans la moiteur du Belvédère. À seulement 16 ans.

B.L.

Dans le registre urbain, le collectif Glauque, et son hip-hop, lourd, parfois mélodieux, doté de textes tranchants, a confirmé son statut de révélation. Même les Inrocks, chantre de la presse rock parfois élitiste, le disent, ils sont le groupe que beaucoup attendaient.