Les affaires sont les affaires

Avec «Les affaires sont les affaires», c’est un des chefs-d’œuvre du dramaturge, pamphlétaire, journaliste et romancier Octave Mirbeau qui est proposé, actuellement et jusqu’au 13 mai, au Théâtre royal de Namur.

Jean-françois Lahaut
Les affaires sont les affaires
19 VL ©Photo (c) Simon Gosselin

Présentée à la Comédie Française le 20 avril 1903, cette comédie de mœurs, au relent de vitriol, y sera jouée avec succès, à cinquante-huit reprises, avant d’être interprétée à l’étranger. S’inscrivant dans la droite ligne des grandes comédies moliéresques, «Les affaires sont les affaires» met en scène Isidore Lechat, un homme d’affaires sans scrupule, richissime propriétaire qui n’a qu’une ambition: agrandir sa puissance. Pour y arriver, il mène campagne afin d’être élu député. Quant aux affaires qu’il brasse, celles-ci sont plus douteuses les unes que les autres. Pour ce qui est de son train de vie, Lechat vit dans un vaste château, celui de Vauperdu, avec sa femme et sa fille Germaine qu’il souhaite marier, ou plutôt marchander, contre les terres du Marquis de Porcellet. Un dessein qui contrarie Germaine qui veut convoler en justes noces avec un chimiste. Ne sachant gérer ni les passions ni les affaires, Isidore va entraîner sa famille dans la tourmente.