Juste un chapon de chez Miéral, et du sel

Pour les menus de fête, Difalux suit les tendances du marchémais les crée aussi, en poussant cette année les volailles de Bresse.

A.D.
Juste un chapon de chez Miéral, et du sel
difalux ©EdA - Florent Marot

En 35 ans chez Difalux – fournisseur namurois de produits frais pour restaurateurs, traiteurs et particuliers – Bruno Bertrand a vu évoluer les menus de fête. Moins longs et plus diététiques, ils s'élaborent autour d'incontournables auxquels se greffent plus volontiers les tendances du moment. Comme l'habillement, la gastronomie vit de modes. «Ce qui ne change pas, c'est l'intérêt pour les huîtres, le foie gras, le saumon fumé, le homard – sur 15 jours, on en vend deux tonnes – ou le filet de biche, dit-il. Il y a aussi des choses qui disparaissent des tables de fêtes, comme les écrevisses, très à la mode il y a 15 ans mais disparues aujourd'hui. On parle beaucoup de viande maturée pour l'instant, mais ça aussi, ça passera… Et puis d'année en année, certains produits sont très demandés ou totalement dédaignés. Le caviar, par exemple, on en a vendu des quantités l'an dernier, mais très peu cette année. En fait, il suffit qu'un étoilé mette en avant un produit et que ce soit répercuté dans la presse pour qu'une tendance naisse. On voit ça aussi avec les émissions culinaires à la télé: on y parle de la truffe noire du Périgord, et le lendemain tout le monde en veut. »