Recentrons nos Molons

Ils n’ont pas attrapé le melon. Et sous leur collerette blanche, les Molons ne se découvrent pas subitement un gros cou. Non, la Royale Moncrabeau a simplement retrouvé «de l’allant», comme le qualifie son président. Alors, plus que jamais, on s’étonne de retrouver ces ambassadeurs du folklore namurois, un peu perdus au bout du bout des Fêtes de Wallonie. Le quartier des Trieux n’est pas sans charmes. À deux pas du char des Molons, on trouve même une joyeuse taverne, au nom académique, où se croisent d’épicuriens provincialistes, des électriciens jamais en panne d’un bon mot et des journalistes en goguette. Non, là n’est pas le problème. Mais comment jouer du mirliton et du cougnou à piston, coincés entre un bruyant lunapark et un train fantôme ? Les échasseurs ne lanceront jamais leur bout-à-tot du dimanche au fin fond du Quai de l’Ecluse. Et quand les footballeurs anglais disputent leur traditionnelle «Cup», ils le font au mythique Wembley et non pas dans un stade pourri de la banlieue nord de Londres.

Recentrons nos Molons
husquin ©EdA

Alors, quand en 2013, les Molons célébreront leurs 170 années d’existence, on veut les revoir au centre de la Fête. Impérativement. Et ça, ce ne sont «nin des Mintes».