Houyet, des voeux fort agités

Aux voeux communaux, un ouvrier, sous l'emprise de l'alcool, s'est montré très violent. «J'assumerai mes conneries», assure-t-il.

Au sein de la commune de Houyet, l'année 2010 n'avait pas vraiment bien commencé. Lors de la cérémonie des voeux, dans une salle communale, un membre du personnel a «pété les plombs» et s'en est violemment pris à un de ses collègues à coups de poing et de genoux.

«J'avais bu et l'alcool me rend violent, admet-il. Je suis déjà nerveux de nature. Cela fait maintenant un an que cette histoire a eu lieu. J'essaie à présent de réfléchir et de me calmer. En attendant, j'assumerai mes conneries!»Une fracture du crânePendant l'altercation, la victime a semble-t-il heurté un mur. Résultat : une fracture du crâne qui, fort heureusement, n'a pas laissé de séquelles.

«Je l'ai frappé, mais jamais je n'ai projeté sa tête contre ce mur», se défend le jeune prévenu qui a, malgré les faits, pu conserver son emploi à la commune.

«Le gros problème avec la violence, c'est que l'on sait comment cela commence mais jamais comment cela se termine, souligne le substitut Piret. Ici, nous ne sommes pas passés loin des assises. Je ne pense pas que vous soyez un criminel, plutôt une personne qui connaît un problème comportemental. Plutôt qu'une peine de prison, je réclame une peine de travail conséquente : les faits ne sont pas banals.» En vue d'éviter un casier judiciaire à son client (ce qui serait dommageable pour son avenir professionnel), la défense a sollicité une suspension probatoire de la condamnation ou, à défaut, une peine autonome de travail. Jugement le 7 avril.

J.-L.H.