RIQ ou pas RIQ, telle est la question

Sensiblisés par la sécurité dans leur village, les habitants ont fait circuler une pétition. On mettait sur la table la création d'un RIQ.

Pierre Higuet

Avant de mettre en place un système, mieux vaut y regarder à deux fois, telle est l'attitude qui a été adoptée par les responsables communaux et policiers. Avec les habitants qui le souhaitaient, ces derniers ont tenu une réunion d'information. Le climat y a été constructif, le dialogue était de mise. Une information complète a été donnée. On y a parlé RIQ mais on a également évoqué la situation concrète de la situation de Ciergnon et des mesures de techno-prévention. Certains ont montré un intérêt certain pour cette matière.

Un RIQ

Derrière ces trois lettres se cache l'appellation Réseau d'Information de Quartier. En clair, c'est une association structurée citoyens-police locale. Ceci a comme but d'accroître le sentiment de sécurité général, encourager le contrôle social et élargir l'aspect préventif.

En aucun cas, le RIQ ne permet les patrouilles ou surveillances des citoyens. Pour être sur la même longueur d'onde et éviter les dérives, le projet est bien encadré. Avant toute chose, il faut l'accord préalable de l'autorité communale et de la police.

La constitution, si accord il y a, met en route un échange d'informations entre les collaborateurs du RIQ et la police par l'intermédiaire d'un schéma de communication préalablement défini.

Ce réseau est ouvert, bénévolement, à chaque citoyen de quartier ou concerné par le quartier. La structure est coordonnée par un coordinateur choisi par les membres du RIQ et par un fonctionnaire de police mandaté.

À voir

La police voit-elle la formation d'un RIQ comme la panacée ? Pas vraiment. S'il y a des avantages, il existe des inconvénients. Pour la police, qu'il y ait RIQ ou pas, le n° de téléphone 101 est en service 7 j/7. Le citoyen peut prendre son téléphone pour contacter cette permanence dès qu'une situation est suspecte.

Autre argument avancé, à part le vol, la criminalité est quasi inexistante à Ciergnon. La techno-prévention peut aussi être un facteur intéressant et important pour décourager les voleurs. Les responsables de la rencontre avec les citoyens ont tenu à en présenter différentes facettes.

Du côté de l'autorité communale, on est également clair : « On n'empêche rien mais ..., a indiqué Yvan Petit. Nous sommes attentifs. Le phénomène, même s'il est perturbant, reste relativement faible . »

Du côté du public, il faudra digérer toutes les informations qui ont été présentées. Place est donc faite à la maturation. Si la volonté se trouve dans la création d'un RIQ, il faudra avancer des arguments convaincants car du côté communal et policier on n'est pas très chaud. Reste à voir le suivi que les habitants décideront de donner.