"Rien n’est fait pour que les petits clubs survivent"

C’est une rengaine qu’on entendait déjà avant la pandémie. Mais le refrain a pris de l’ampleur au fil des mises en quarantaine du football régional.

"Rien n’est fait pour que les petits clubs survivent"
À Méan, si les jeunes jouent, ce n’est même pas en amical: le club n’aligne aucune équipe d’âge. Mais aimerait en relancer. D’où les initiations proposées. ©ÉdA – 501866718487
M.LAV.

Les petits clubs vont-ils résister à cette crise qui perdure? Le virus semble en tout cas avoir aussi contaminé le moral de certains des plus petits cercles de la province. "On a le sentiment que rien n'est fait pour que les petits clubs puissent survivre, se désole Éric Pauly, secrétaire et CQ de la RUS Méan (P4C), au club depuis 13 ans. Sans parler de l'aberration de pouvoir entrer dans les buvettes alors qu'on ne peut aller en bord de terrain, comment voulez-vous que nous contrôlions les CST de chacun? Quelle autorité ai-je pour faire asseoir les gens et les forcer à porter leur masque? Les décisions qui sont prises ne le sont pas par des gens au cœur des réalités de terrain. Ce qu'on nous impose, c'est beaucoup de théorie difficile à mettre en pratique."