VIDÉO | La Fabriek’de l’Aubépine bricole de l'espoir à grande échelle

Jeunes et adultes créent, construisent, décorent au départ de leur service d’hébergement, pour des clients extérieurs.

Katel Fréson

«Ici, tout est possible! La Fabriek'de l'Aubépine, c'est une entreprise géniale de construction d'œuvres d'art.» Le ton est donné. Pas question de céder à la morosité face au vilain virus ambiant. À Havelange, la petite équipe du Foyer Aubépine développe un projet délicieusement créatif, la Fabriek'. Celle-ci offre un cadre joyeux et ludique au service résidentiel pour des jeunes «placés» par le juge de la jeunesse.

Le SRG l'Aubépine accueille en permanence 15 jeunes de 3 à 18 ans qui y sont hébergés. Ces 15 jeunes du Foyer de l'Aubépine participent à leur rythme aux chantiers de la Fabriek'. Yourte pour offrir un lieu de réunion aux jeunes, «niche à poules», meuble à cocorona… sont construits par les jeunes, avec l'aide experte d'Elsa Lequarre, assistante de projet et menuisière. «Nous voulons donner un élan créatif aux jeunes, les valoriser, les rendre fiers de ce qu'ils font de leurs mains.» En plus des 15 jeunes sur place, les jeunes des AMO's (services d'aide aux jeunes) voisines de Ciney et Marche, des associations partenaires du village et des réseaux de l'Aubépine participent aux chantiers, chaque fois que qui leur est possible. Les chantiers sont toujours réalisés à destination de jeunes: pour une école, une famille, une association de jeunesse, un centre culturel, une crèche, etc.

Un travail adulte manuel, collectif, artistique et étonnant

À l'heure actuelle, plus de 100 jeunes de moins de 18 ans ont déjà été en contact avec les projets de la Fabriek'. «Notre travail est toujours fait avec des mineurs qui sont temporairement éloignés de leur famille. Pour eux, participer à des chantiers collectifs est un moyen concret, réel et pratique d'expérimenter le fait que "tout est possible", qu'il est possible de s'engager, de créer, de participer, même dans des contextes de protection, de droit à l'aide et d'éloignement temporaire du milieu familial. C'est aussi une façon d'expérimenter la solidarité comme solution disponible pour faire face à des contextes de vie complexe et pour trouver de nouvelles idées et énergies pour y faire face et pour chercher d'autres formes d'équilibre, individuel et familial.» Ici, tout est recyclé, récupéré dans un souci permanent d'économie circulaire.

Donner un élan créatif aux jeunes, les valoriser, les rendre fiers de ce qu’ils fontde leurs mains.

Dans le jardin du foyer, Cataleya, une jeune fille de 16 ans, peint aux côtés d'Aïda, une bénévole espagnole. «Je me suis sentie tout de suite à l'aise ici, après des problèmes très graves à l'école. Tout le monde participe aux tâches, on apprend plein de choses. Je voudrais retrouver une école où je me sentirai bien et je sais qu'ils vont m'aider.» Et la joyeuse équipe de conclure: «Nous allons sortir du Covid par l'action et l'espoir en un "a-venir" à bricoler ensemble.»

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