Les Wiynmes, cocus mais contents

Marche-en-Famenne a accueilli le 7e chapitre de la confrérie des Wiynmes. L’ancienne chapelle des Franciscains a résonné au chant des cocus.

Michel Motte
Les Wiynmes, cocus mais contents
MOT- confrérie ©ÉdA – 201514488427

Tous les deux ans, la confrérie des Wiynmes de Méan, créée en 2005, tient son chapitre. Cette année, vu le manque de salles de l’entité havelangeoise, la confrérie a accueilli les confrères amis à Marche. Dans l’ancienne chapelle des Franciscains devenue salle des fêtes St-François. Septante-quatre confréries venues de France pour 25 d’entre elles mais aussi de Wallonie et Bruxelles avaient répondu à l’invitation du Grand Maître, Christian Lomba et de son Grand conseil. À l’origine, le Grand Maître, voulait défendre tout ce que les bêtes à cornes (vaches et chèvres) produisent. Ceci explique la présence d’une corne sur la partie dorsale de l’habit tout jaune bordé de noir des confrères. Comme par extension, la corne faisant penser au… cocu, la confrérie a pris ce qualificatif dans le patois local pour se baptiser, d’où le nom de Wiynmes (cocu en wallon liégeois), le dialecte de Havelange, plus liégeois que namurois. Ce qui explique aussi que l’ancien gouverneur de Liège, Paul Bolland a été intronisé au cours de ce 7e chapitre. Deux ans après celui de Namur, à Barvaux-Condroz.