Sept personnes devant la justice après la vague de perquisitions d’armes menées début 2021 à Emptinne et dans les environs

Plusieurs armes ont été retrouvées et plusieurs personnes placées sous mandat d’arrêt.

S.M.
 Branle-bas de combat sur terre et dans les airs durant ces perquisitions, fructueuses.
Branle-bas de combat sur terre et dans les airs durant ces perquisitions, fructueuses. ©ÉdA Mathieu Golinvaux

Sept membres des familles Kempfer et Miler étaient cités devant le tribunal correctionnel de Dinant, jeudi matin, essentiellement pour des faits de détention d’armes.

Tout commence en décembre 2020 après la libération d’un des inculpés dans le dossier concernant le meurtre de Bruno Miler, abattu en pleine rue de plusieurs balles, en novembre 2019 à Flawinne. Mécontent de cette libération, Renaud M. se rend sur la tombe des parents de Sandra M., membre du clan adverse. Et il saccage tout. "Il passe ensuite devant les domiciles d’autres membres de ces familles pour les narguer ", poursuit le parquet de Namur. Une arme aurait été exhibée.

Une perquisition est dès lors menée chez lui où trois armes à feu, des munitions et un spray au poivre sont retrouvés.

Dans les semaines suivantes, dont les 21 janvier et 4 février, d’autres perquisitions sont menées chez six autres membres de ces deux familles, à Emptinne (Hamois) notamment et dans les alentours. Des dizaines de policiers issus de différentes zones sont sur place. On note également la présence de militaires, d’un appui aérien avec hélicoptère et drone ainsi que des maîtres-chiens. Toutes les recherches sont positives: des armes de poing, des carabines et même une mitraillette, deux poings américains et des munitions sont retrouvés. Certains prévenus sont en aveux. D’autres affirment qu’elles ne leur appartenaient pas.

Depuis cette vague de perquisitions qui a débouché sur plusieurs mandats d’arrêt, la situation entre les deux clans serait légèrement apaisée. C’est en tout cas ce que plaide Me Somers, conseil de Renaud M. qui a lancé les hostilités. Celle-ci sollicite une peine de travail à son encontre afin de ne pas "compromettre l’accalmie que la justice a pu ramener grâce aux multiples arrestations." Le parquet de Namur, lui, requiert deux ans ferme.

Trois peines de travail de 50 h, une autre de 60 h et deux peines d’un an de prison sont par ailleurs requises à l’encontre des autres prévenus. Leurs avocats demandent quant à eux des suspensions du prononcé et des peines de travail. Jugement le 8 décembre.