Sauvegarder la fraternité

Anciens combattants et enfants des écoles de Gesves et de Sorée étaient réunis pour la commémoration de l'armistice.

Sauvegarder la fraternité
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Les enfants, encouragés par l'échevine de l'Enseignement Céline Hontoir et les animateurs Vincent Vandersmissen et Marta Laczka ont pris une part active à cette cérémonie à Sorée. Ils ont débuté par la lecture de textes empreints d'espoir. Un jeune, au nom du conseil communal des enfants, a expliqué que pour lui, le mot armistice n'a pas beaucoup d'écho mais qu'il a été sensibilisé par l'échevine et ses animateurs et la visite de deux lieux, le parcours symbolique des territoires de la mémoire, à Liège et le fort de Breendonck. « C'est là que nous avons pu nous rendre compte de l'horreur de la guerre et de la méchanceté humaine. » Pour ces enfants, le plus important est de savoir ce qui s'est déroulé afin d'être vigilant pour que cela ne se reproduise plus jamais.

Le bourgmestre José Paulet, entouré du collège communal et de conseillers communaux, a remercié les nombreuses personnes présentes parmi lesquelles MM. Dantinne, chef de la zone des arches et Beaujean, agent de proximité. Il a signalé les actions déjà menées dans l'entité, entre autres l'exposition à la mémoire d'Anne Frank et la conférence donnée à cette occasion par le professeur Balace. Il a terminé en lisant un texte du poète français Jean. « Alors je vous le dis, monsieur le vétéran, pour les vôtres dont la jeunesse sacrifiée repose en paix dans le sommeil du juste, nous sommes les enfants qu'ils n'ont pas eus. Nous sommes les fils et filles de la liberté qui aujourd'hui vous disent merci. »

Triompher du mal

José Paulet a encore rendu hommage à Victor Marchal, un des trois derniers prisonniers, décédé il y a quelques jours, à l'âge de 95 ans. Il a été déporté cinq années en Allemagne. Jusqu'en 1998, il a été membre de la fabrique d'église de Haltinne. Jules Parmentier de Gesves et Jacques Seumois, fidèle porte-drapeau, sont les deux derniers prisonniers gesvois.

Une pensée encore pour le colonel Denblyden et tous ceux qui comme lui ont gardé et garderont jusqu'au bout une âme de patriote. Et le bourgmestre de conclure : « Combattants, prisonniers, déportés ou résistants, ils ont puisé dans les mêmes ressources de courage et d'espérance, persuadés que le bien finirait par triompher du mal, que les valeurs humaines éternelles auraient raison de la folie meurtrière du nazisme et de toutes les autres formes immondes de racisme et de totalitarisme. Gesves affirme une fois encore sa détermination à participer sans trêve à la construction et à la sauvegarde de la paix et de la fraternité entre les hommes. »

Après la sonnerie Aux champs et la Brabançonne, des fleurs ont été déposées par le bourgmestre, entouré de plusieurs enfants.F. G.

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