2021, année schizophrénique pour les scieries wallonnes

D’un côté, les scieries de feuillus. Celles-ci ont vu des grumes de chêne partir par conteneurs hors des frontières belges.

De la matière première exportée, c'est une perte pour l'emploi et l'économie locale. "Il n'y a pas encore eu de politiques particulières de protection suite à ces événements de 2021 sur le marché belge et européen. Par contre, depuis 2014, les propriétaires forestiers et publics, tels que les communes, ont la possibilité de réserver 15% de leurs ventes en gré à gré aux acteurs locaux de la transformation du bois. Cette mesure a remporté un certain succès cette année" explique François de Meersman. Dans le secteur du résineux, par contre, l'année a été faste. La demande domestique et internationale a été démentielle en bois transformé. Les grandes scieries belges ont vendu à l'étranger, sur le marché américain notamment, avec une marge bénéficiaire inédite. "Leur clientèle classique s'est alors tournée vers les petites scieries comme nous et on a été débordé, explique Étienne Simon, on a pu répondre à la demande, mais avec une priorité pour nos premiers clients, les plus fidèles."