The Voice France: la Fernelmontoise Pauline Nagy n’ira pas en finale mais a pris le meilleur (vidéos)

Pour la première fois en direct, la Fernelmontoise Pauline Nagy a continué de creuser sa veine française et intime. Mais a su se lâcher aussi, au moment de chanter en compagnie de Vianney et de ses deux autres talents.

Alexis Seny
 J’te l’dis quand même, une chanson qui sonnait comme un au revoir. Pauline peut être fière de son parcours.
J’te l’dis quand même, une chanson qui sonnait comme un au revoir. Pauline peut être fière de son parcours. ©The Voice/TF1

21h10, sur TF1, et c’est la fièvre du samedi soir qui s’empare du plateau de The Voice France. Les dix rescapés de la saison 11 font leur premier tour de piste, choral, en chantant le Dernier jour du disco en compagnie de son interprète, Juliette Armanet. L’ambiance est bon enfant et le restera malgré l’enjeu: qu’ils aient encore deux ou trois candidats dans leur équipe, les coachs Amel Bent, Marc Lavoine, Florent Pagny ou Vianney se retrouveraient, en fin de soirée, avec un seul rescapé. Le tout soumis au vote du public, dans le studio ou devant la télévision.

L’équipe de Vianney est arrivée en troisième position, avec Pauline comme fer-de-lance. Pas d’excentricité, la jeune Marchovelettoise est restée fidèle à ce qu’elle aime: des grandes chansons françaises, émotionnelles. Consciente de réaliser " le rêve de son frère " (Samuel, qui s’était bien fait remarquer à The Voice Belgique mais a échoué à intégrer une équipe de The Voice France 2022), Pauline a pu bénéficier du soutien inconditionnel de Vianney: " remporter le vote du public [lors de la dernière émission] lui a fait comprendre qu’elle avait sa place! " Et c’est sur une chanson " un peu tristoune « , que Pauline a joué son va-tout: J’te l’dis quand même de Patrick Bruel. " Je rêverais d’arriver à donner la même douceur », expliquait Vianney à sa protégée lors des répétitions en étant conscient qu’elle devait porter " une des chansons les plus intimistes du répertoire français devant des millions de gens ».

Et si la chanson demande a priori un peu de bouteille, Pauline l’a investie sans esbroufe. Dans un décor projeté pour transformer le plateau en une église, avec ses vitraux, c’est dans une robe blanche que Pauline a pris place sur un piédestal, comme une muse grecque. Du haut de son jeune âge (18 ans), Pauline s’est approprié cette chanson avec sa douceur et sa sincérité, son audace et sa jeunesse aussi.

Constat de Vianney après ce moment finalement très simple (trop que pour finir d’emballer le public?): " T’as pas besoin de moi! " Autre compliment de la part d’Amel Bent. " Elle est à la fois dans la noirceur et la lumière, au plus profond du cœur.Elle ne le fait pas exprès.C’est dans sa voix, son attitude. " Et Marc Lavoine d’enfoncer le clou. " Elle me fait penser àBéatrice Dalle, proche, discrète. Elle crée l’intimité sans jamais forcer. "

Coincée dans sa posture d’interprète immobile, Pauline? Non, sur Je ne suis pas un héros, entonnée, dynamitée avec Vianney et Mister Mat et Louise, les deux autres talents, Pauline s’est lâchée et a profité de la scène. Montrant peut-être une facette qui, jusque-là, était passée sous les radars.

Le public, lui, a choisi de qualifier Mister Mat, encensé par ses deux autres partenaires. Pauline, avec un grand sourire. Il restait une dernière chance, donnée par Nolwenn. La cinquième coach de l’émission, qui avait la possibilité de sauver l’un ou l’autre candidat recalé lors des sessions d’auditions à l’aveugle, avait à nouveau le devoir de choisir un cinquième finaliste parmi les déçus de la soirée. " Vous avez réalisé des prestations de très haut niveau, c’est cornélien. " Finalement, la Bretonne est restée sur sa première impression en jetant son dévolu sur Loris, qu’elle avait déjà recruté après les blinds.

Pauline repart la tête haute, en ayant repoussé ses rêves les plus fous pour accéder à une demi-finale inespérée. The Voice a révélé une chanteuse sensible et attachante, bosseuse.