Eoliennes: Eerdekens compare Ecolo à Kadhafi

Le ministre Henry autorise l'implantation de six éoliennes sur Héron et Fernelmont. Contre l'avis de son administration et des Communes. Les réactions ne se font pas attendre: Claude Eerdekens, bourgmestre d'Andenne qualifie l'attitude d'écolo de dogmatique et stalinienne. A Héron, on laisse entendre que le ministre préfère les chauve-souris aux hommes.

Les trois communes et les riverains pensaient le projet enterré. Sauf que le ministre Philippe Henry l'a ressuscité. Contre l'avis de son administration et des communes concernées d'ailleurs. Il vient ainsi d'autoriser l'implantation de six éoliennes sur Héron et Fernelmont. Six machines sur les neuf que projetaient les promoteurs Electrawinds et Aspiravi. Les six éoliennes seront implantées le long de l'autoroute : quatre à Héron et deux à Fernelmont.

Les conseils de Héron, Fernelmont mais aussi Andenne (les éoliennes sont prévues près de Petit-Warêt) s'étaient opposés à ces neuf éoliennes. Pour des raisons d'impact sur le paysage mais aussi de proximité des habitations. L'administration de la Région wallonne avait suivi les communes et avait refusé le projet. Après, d'ailleurs aussi, un avis défavorable de la Commission royale des monuments et sites.

Les deux promoteurs flamands, cependant, n'en sont pas restés là. Ils ont introduit un recours auprès du ministre écolo Philippe Henry, compétent pour gérer pareille démarche. Et le ministre leur a donné raison. Partiellement puisqu'il rejete trois des neuf éoliennes. Ces trois moulins sont situées «de manière peu appropriées par rapport à la lisière forestière», explique-t-on au cabinet du ministre wallon. Ces trois éoliennes étaient prévues à proximité du bois de Fernelmont, lieu écologique reconnu, mais aussi du château de Fernelmont qui est un bien classé comme monument exceptionnel. Et les six éoliennes autorisées? Il en faut un certain nombre pour qu'elles soient efficaces. Et là, «on est le long de l'autoroute et elles seront en ligne. Ce sont des conditions assez favorables.» Le ministre n'a pas suivi son administration qui s'opposait au projet. «L'administration s'est basée notamment sur une carte de référence qui n'est pas contraignante.» Et qui date de quasi six ans. Là, le ministre Henry met actuellement la touche finale à un cadre de référence éolien. Il devrait sortir cette année.